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Six Ivoiriens arrêtés au Liberia pour l'attaque dans l'Ouest ivoirien (ministre libérien)

15/08/2012 07:41 EDT | Actualisé 15/10/2012 05:12 EDT

Six Ivoiriens soupçonnés d'être impliqués dans l'attaque, lundi, d'un poste militaire dans l'Ouest ivoirien ont été arrêtés au Liberia et sont détenus dans une zone frontalière, a annoncé à la presse le ministre libérien de la Défense Brownie Samukai.

"Six dissidents ivoiriens ont été arrêtés par la force mixte" libérienne composée de l'armée, des services de l'Immigration et de la police, "ils fuyaient la Côte d'Ivoire pour le Liberia à cause de la récente attaque", a déclaré M. Samukai à des journalistes mardi soir à Monrovia.

"Ces dissidents arrêtés sont actuellement détenus à Toe Town", ville de l'Est libérien proche de la frontière ivoirienne, a-t-il ajouté. Il a indiqué que les six Ivoiriens, tous des civils, n'avaient pas nié leur implication dans cette attaque qui a visé le poste de l'armée ivoirienne de Pekambly, près de la frontière.

"Nous avons la preuve que les dissidents sont venus du territoire ivoirien, précisément de la région forestière de Bloléquin", proche de Touleupleu (ouest de la Côte d'Ivoire), a-t-il affirmé.

Il a révélé l'identité des six hommes: "Komande Mohegan Valery, George Paul, Nioulé Ourogo Edouard, Nioulé Junior, Toué Toué Badison et Nioulé Frank".

M. Samukai n'a pas souhaité fournir plus de détails sur les circonstances de leurs arrestations ni s'exprimer sur d'éventuels liens entre eux et des individus ou groupes au Liberia, indiquant que les investigations étaient en cours.

D'après lui, le Liberia a entamé des discussions avec la Côte d'Ivoire sur une décision de faire juger les six hommes au Liberia ou de les remettre aux autorités ivoiriennes.

Par ailleurs, sept autres Ivoiriens ayant fui au Liberia après l'assaut - cinq militaires, un policier et un civil - ont été placés en garde à vue dans le cadre des enquêtes ouvertes, a encore indiqué le ministre de la Défense.

D'après le gouvernement ivoirien, l'attaque de Pekambly a été menée par des hommes venus du Liberia et a fait un blessé parmi les militaires ivoiriens.

Il ne s'est pas prononcé sur l'identité des assaillants, mais a accusé des "miliciens" favorables à l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et basés au Liberia d'avoir mené des opérations dans la zone par le passé.

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