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Un journaliste de la télévision iranienne enlevé par les rebelles en Syrie (TV)

14/08/2012 07:11 EDT | Actualisé 14/10/2012 05:12 EDT

Un journaliste de la télévision iranienne a été enlevé par les rebelles dans la ville syrienne de Homs (centre), a rapporté mardi la chaîne iranienne Al-Alam sur son site internet.

Le journaliste, Ahmad Sattouf, a été enlevé "par des groupes terroristes armés" alors qu'il rentrait chez lui à Homs, a affirmé cette chaîne de langue arabe reprenant les termes utilisés par les autorités syriennes pour désigner les rebelles.

L'Iran est un fidèle allié du régime du président syrien Bachar al-Assad.

Le journaliste travaillait pour Al-Alam, affirme la chaîne précisant que "les rebelles ont attaqué le bureau d'Al-Alam à Homs et volé le matériel qui s'y trouvait".

La chaîne Al-Alam ne précise pas la nationalité du journaliste ni à quelle date il a été enlevé, mais affirme qu'il a disparu depuis "plusieurs jours" selon sa famille.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), le journaliste est de nationalité syrienne et il a disparu dans la nuit de dimanche à lundi. Il travaillait pour la chaîne iranienne Press TV et pour la chaîne satellitaire syrienne Al-Ikhbaria, ajoute l'Observatoire.

Plusieurs journalistes étrangers et syriens ont été visés dans le conflit en Syrie.

Un responsable de l'agence officielle syrienne SANA a été assassiné par les rebelles devant sa maison à Damas et un groupe lié à Al-Qaïda a revendiqué le meurtre il y a un mois d'un présentateur de la chaîne de télévision syrienne.

Vendredi, trois journalistes travaillant pour une chaîne publique syrienne ont été capturés par les rebelles alors qu'ils accompagnaient l'armée dans une opération près de Damas.

Le 6 août, le siège de la radio-télévision à Damas avait été visé par un attentat à la bombe. L'explosion s'était produite dans les bureaux de la direction générale, faisant des blessés.

Le chef de la mission de supervision en Syrie (UNSMIS) a condamné lundi les violences contre les journalistes après la disparition de reporters travaillant pour des médias officiels syriens.

sgh/feb/ao

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