BIEN-ÊTRE

3 tendances touristiques incontournables au Canada (PHOTOS)

14/08/2012 04:14 EDT | Actualisé 16/08/2012 10:29 EDT
Marie-Julie Gagnon

Chaque année, des médias des quatre coins de la planète ont l’occasion de rencontrer des acteurs de l’industrie touristique canadienne dans le cadre de l’événement GoMédia, organisé par la Commission canadienne du tourisme. C’est l’occasion de découvrir les attraits des différentes régions, mais aussi de voir les courants se dessiner, puis se transformer en vagues de fond au fil des éditions.

LES FERMIERS ÉTOILES

Après les chefs, les fermiers seront-ils les prochaines grandes stars? Chose certaine, ces derniers n’ont jamais été autant mis en valeur. Des restaurateurs de partout au pays soulignent leurs liens avec les agriculteurs qui les approvisionnent et les inspirent. Si certains établissements misent sur l’utilisation de produits locaux depuis plus belle lurette (Sooke Harbour House, sur l’île de Vancouver, et Toqué! à Montréal, en sont de bons exemples), il est intéressant d’observer comment les nouveaux joueurs intègrent cet élément dans leur plan de communication.

Ainsi, La Ferme, hôtel du groupe Le Massif qui vient d’ouvrir ses portes dans la région de Charlevoix, a son propre jardinier. «Nous voulons préconiser l’utilisation des produits locaux et nous approvisionner directement de nos jardins, explique Stéphanie Roy, directrice des communications du Groupe Le Massif. Nous avons embauché un jardinier qui fait pousser des fruits et des légumes sur nos terres et le chef [David Forbes, auparavant aux cuisines du Cercle, à Québec] compose le menu du restaurant au rythme des saisons.» La valorisation des produits régionaux se retrouve même dans la décoration. «Chaque fois qu’il a été possible de le faire, nous avons fait appel à des designers du secteur.» Précisons aussi que l’établissement est chauffé par géothermie, qui utilise l'énergie du sol.

L’exemple ultime du mariage réussi de la gastronomie et de la Terre reste probablement les repas champêtres hauts de gamme, dont le succès n’a cessé de croître au cours de la dernière décennie. Outstanding in the field, qui fait appel à des chefs réputés des régions visitées pour concocter des menus axés sur les produits du terroir, compte cinq arrêts au pays à son calendrier 2012: North Arm Farm (Pemberton, Colombie-britannique), UBC Farm (Vancouver, Colombie-britannique), Covert Farms (Okanagan Valley, Colombie-britannique), Whitty Farm (St. Catharines, Ontario) et Au jardin de Jean-Pierre (Bertrand, à St-Joseph-du-Lac, Québec). Depuis 1999, l’organisation américaine poursuit la mission de «reconnecter» le repas à la Terre et de rendre hommage aux paysans et artisans qui lui permettent de nous offrir ses fruits. Environ 150 convives partagent le repas autour d’une longue table dans un décor bucolique. À Pemberton, la chef primée Melissa Craig, du Bearfoot Bistro, de Whistler, a relevé le défi de ravir les papilles de participants déjà comblés par la beauté des lieux en juillet dernier.

Inspiré par son expérience de l’année dernière avec l’équipe d’Outstanding in the field, le chef James Walt du restaurant Araxi, aussi à Whistler, a quant à lui pris l’initiative de mettre sur pied des événements similaires au Rainbow parc.

À l’inverse, un couple d’agriculteurs de Saskatoon a décidé d’emmener la ferme à la ville. Au bistro Souleio, Kevin et Melanie Boldt ont imaginé une sorte d’extension urbaine de leur campagne, proposant des menus concoctés avec des aliments frais – les leurs.

Quant aux itinéraires gourmands, ils sont mis à l’avant-scène partout, de la Sunshine Coast, en Colombie-britanique, aux Cantons-de-l’est, au Québec, où un logo «Créateur de saveurs» permet d’identifier facilement les cafés qui utilisent au moins dix produits régionaux provenant d’au moins cinq producteurs différents.

Et nous ne parlons même pas des marchés, des microbrasseries et des vignobles… Oui, la planète bouffe se porte bien. Le développement durable et le respect de l’environnement sont aussi sur toutes les lèvres, tant dans le monde hôtellier que celui de la restauration.

FESTIVALS ET ÉVÉNEMENTS À PROFUSION

Festival de Vélo Adrénaline au Nouveau-Brunswick, Festival des couleurs celtiques en Nouvelle-Écosse, Festival des enfants de Winnipeg au Manitoba… D’un bout à l’autre du pays, les offices de tourisme vantent la vivacité de leur scène culturelle.

Edmonton, qui s’autoproclame «la ville canadienne des festivals», mise tant sur la musique que le sport et le cinéma pour attirer les touristes. Parmi la trentaine de festivals qui ont lieu chaque année, on retrouve le Folk Music festival, le Latin festival, Symphony under the sky, Canadian Final Rodeos, Deep freeze : A Byzantine Winter, Ice on Whyte, Silver Skate, Hip Hop in the park, alouette ! En 2012, le Metropolis Winter Festival s’est ajouté à la liste.

La gastronomie semble là aussi un excellent filon : Banff y consacre maintenant trois festivals par an, alors que Vancouver se targue d’avoir le seul festival dédié au chocolat chaud de la planète depuis 2011.

Il y a bien sûr les classiques qui sont là pour rester. Le Carnaval de Québec, le Festival de Jazz de Montréal, le Toronto International Film Festival, le Festival acadien de Caraquet… Et les plus récents qui connaissent un succès monstre, comme Osheaga, qui a lieu à Montral depuis sept ans et a affiché complet pour la première fois en 2012.

D’autres «classiques» moins connus font sourire. À Vulcan city, en Alberta, les fans de Star Trek prennent part à Spock Days depuis 20 ans (l’acteur a même légué ses oreilles à l’endroit, raconte Judy Love Rondeau, relationniste de Travel Alberta). À noter que la ville a été baptisée par un mordu de mythologie grecque dans les années 1910, soit bien avant que les Trekkies ne décident d’en faire leur mecque.

Le Manitoba a ses compétitions de sauts de batraciens, qui se déroulent lors du festival Folies Grenouilles, mis sur pied pour célébrer l’héritage francophone. Farfelu? Peut-être, mais sachez que la Reine Élizabeth II et le Prince Charles ont assisté au lancement de la première édition de l’événement en 1970! L’histoire ne dit pas si l’une des bêtes a été gratifiée d’un baiser.

HÔTELS DÉBRANCHÉS POUR MIEUX DÉCROCHER

Décrocher complètement? Alors que plusieurs hôtels mettent de l’avant leurs acquis technologiques, d’autres misent sur cette tendance internationale pour inciter les workaholics à venir décrocher chez eux.

L’hôtel maintes fois primé Emerald Lake Lodge, en Colombie-britanique, met de l’avant son aspect «rustique de luxe». Pas de télévision ni d’accès à Internet, à part dans le lobby principal. De plus, les signaux de téléphone cellulaire ne se rendent pas dans le secteur du Parc national Yoho.

Même Via Rail, qui offre l’accès WiFi seulement dans quelques gare entre Toronto et Vancouver (impossible de l’installer à bord à cause du peu de couverture sur le territoire), propose d’oublier la technologie et d’aller à la rencontre de autres voyageurs à bord du Canadien.

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