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Syrie: RSF demande à l'opposition de condamner les exactions de journalistes

14/08/2012 10:01 EDT | Actualisé 14/10/2012 05:12 EDT

L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) a exhorté mardi l'opposition syrienne à condamner les exactions qui visent les journalistes alors que les médias pro-régime sont devenus la cible des insurgés.

"Nous vous demandons, en tant que représentants suprêmes des principales composantes de l'opposition syrienne de condamner publiquement ces exactions et de diligenter les enquêtes nécessaires", écrit le président de RSF Christophe Deloire dans une lettre ouverte à l'Armée syrienne libre (ASL) et au Conseil national syrien (CNS, principale coalition de l'opposition).

RSF a fait part de sa "vive préoccupation quant à la multiplication des actes de violence perpétrés contre les journalistes syriens, y compris les professionnels des médias officiels ou pro-régime en Syrie".

L'ONG dit avoir recensé "un nombre croissant de violations de la liberté de l'information du côté des forces qui combattent le régime", soulignant que "les employés des médias pro-gouvernementaux sont de plus en plus la cible d'enlèvements et d'assassinats ciblés".

Un responsable de l'agence officielle syrienne SANA a été assassiné par les rebelles devant sa maison à Damas et un groupe lié à Al-Qaïda a revendiqué le meurtre il y a un mois d'un présentateur de la chaîne de télévision syrienne.

Vendredi, trois journalistes travaillant pour une chaîne publique syrienne ont été capturés par les rebelles alors qu'ils accompagnaient l'armée dans une opération près de Damas.

Le 6 août, le siège de la radio-télévision à Damas avait été visé par un attentat à la bombe. L'explosion s'était produite dans les bureaux de la direction générale, faisant des blessés.

Un journaliste de la télévision iranienne en langue arabe Al-Alam a été enlevé par les rebelles dans la ville syrienne de Homs (centre).

RSF dit aussi avoir été contactée par plusieurs reporters étrangers qui ont été "la cible de menaces de mort de la part de groupes d'opposition".

"De telles pratiques rappellent tristement celles employées par le régime de Bachar al-Assad contre les journalistes de l'opposition", déplore l'ONG.

"Votre statut actuel de belligérant, comme celui de facilitateur de la transition à laquelle vous aspirez, vous obligent à respecter le droit international et à l’imposer aux différentes forces de l’opposition, civiles ou militaires", écrit RSF.

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