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Syrie: 17 mois de révolte et de répression sanglante

14/08/2012 11:56 EDT | Actualisé 14/10/2012 05:12 EDT

La Syrie est en proie depuis le 15 mars 2011 à une révolte populaire contre le régime de Bachar al-Assad qui s'est militarisée au fil des mois face à la répression menée par les troupes régulières et s'est transformée en conflit armé.

En 17 mois, plus de 23.000 personnes ont péri dans les violences, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Le conflit a fait des dizaines de milliers de réfugiés et de centaines de milliers de déplacés.

--2011--

- 15-16 mars: A Damas, rassemblements à la suite d'un appel sur Facebook pour "une Syrie sans tyrannie, sans loi sur l'état d'urgence ni tribunaux d'exception". Plusieurs manifestations contre le pouvoir sont par la suite violemment réprimées notamment à Damas et Deraa, foyer de la contestation dans le Sud. Damas dénonce une "rébellion armée de groupes salafistes".

- 21 avr: Assad lève l'état d'urgence en vigueur depuis 1963. Des dizaines de morts dès le lendemain. La contestation va s'étendre et se radicaliser avec des appels à la chute du régime.

- 30 juil: Le colonel Riad al-Assaad, déserteur réfugié en Turquie, annonce la création de l'Armée syrienne libre (ASL) pour engager une opposition armée.

- 18 août: Barack Obama et ses alliés occidentaux appellent Assad à partir. Séries de sanctions internationales depuis contre le régime.

- 2 oct: Lancement du Conseil national syrien (CNS) réunissant les principaux courants de l'opposition.

--2012--

- 1er mars: L'armée prend le contrôle du quartier de Baba Amr, bastion de la rébellion à Homs (centre), après des semaines de siège et de bombardements.

- 21 mars: Le Conseil de sécurité soutient le plan de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan prévoyant notamment le retour de l'armée dans les casernes, la libération des détenus, le respect du droit à manifester, un dialogue pouvoir/opposition et la libre circulation pour les humanitaires. Le 16 juin, les observateurs de l'ONU, déployés pour surveiller un cessez-le-feu qui n'a jamais été respecté, suspendent leurs opérations.

- 3 juil: Human Rights Watch dénonce un "archipel de la torture", avec des dizaines de milliers de détenus.

- 6 juil: Défection de Manaf Tlass, haut gradé de l'armée et ami d'enfance d'Assad.

- 18 juil: Quatre hauts responsables de l'appareil de Sécurité, dont le beau-frère d'Assad, Assef Chawkat, sont tués dans un attentat à Damas.

- 19 juil: Veto russo-chinois (le 3e) à l'ONU à une résolution menaçant le régime de sanctions.

- 23 juil: A Damas, où le régime a envoyé ses unités d'élite (militants), l'armée reprend le contrôle de la plus grande partie de la capitale, après une semaine de combats d'une violence inédite entre armée et rebelles.

- 28 juil: L'armée lance l'assaut sur Alep - où des affrontements ont lieu depuis le 20 juillet - bombardé et mitraillé par des hélicoptères.

- 2 août: Démission de Kofi Annan après cinq mois d'efforts infructueux.

- 6 août: L'oppposition annonce le défection du Premier ministre Riad Hijab, le plus haut responsable à rompre avec le régime depuis le début d'une révolte.

- 13 août: La rébellion dit avoir abattu un avion de l'armée de l'air.

- 14 août: L'ex-Premier ministre Riad Hijab estime que le régime ne contrôle plus que 30% de la Syrie, jugeant que le régime s'est "effondré". Les forces gouvernementales concentrent leurs opérations sur les deux principales villes, Damas et Alep.

acm/hj

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