NOUVELLES

Standard Chartered: accord avec l'Etat de New York sur l'Iran

14/08/2012 03:02 EDT | Actualisé 14/10/2012 05:12 EDT

La banque britannique Standard Chartered a accepté de payer une amende de 340 millions de dollars à l'Etat de New York, qui menaçait de suspendre sa licence d'exploitation en raison de transactions jugées illicites avec l'Iran.

Standard Chartered reste toutefois sous le coup de plusieurs autres enquêtes, et le Trésor américain a annoncé dès mardi qu'il poursuivait ses propres démarches contre la banque.

"Le département des services financiers (DFS) de l'Etat de New York et Standard Chartered ont signé un accord amiable pour mettre fin aux questions soulevées par le DFS le 6 août", précise dans un communiqué l'Etat de New York.

"La banque va payer une amende de 340 millions de dollars au département de services financiers de l'Etat de New York" pour éviter d'être sanctionnée, ajoute-t-il.

Le DSF, une autorité de régulation de New York, avait rendu publique le 6 août une assignation à comparaître visant Standard Chartered et l'accusant d'avoir conclu pendant au moins dix ans pour 250 milliards de transactions illicites avec l'Iran.

Standard Chartered contestait ces accusations. Son patron Peter Sands se trouvait mardi à New York et devait participer à une audition au DFS mercredi pour tenter de trouver un accord et d'éviter un retrait de l'autorisation d'exercer de Standard Chartered sur la place financière new-yorkaise, ce qui aurait été catastrophique pour la banque.

Les deux parties sont donc parvenues à un accord avant cette audition.

Selon les termes de l'accord, la banque devra mettre en place pour au moins deux ans une personne qui sera sous la responsabilité du DFS et sera chargée de surveiller les activités de Standard Chartered. Elle devra notamment évaluer les contrôles internes visant à repérer et éviter les activités de blanchiment d'argent.

"Des surveillants du DFS seront installés sur place" chez Standard Chartered" et la banque aura également "de façon permanente dans ses bureaux de New York du personnel pour superviser et auditer le blanchiment d'argent à l'étranger", détaille le communiqué de l'Etat de New York.

"Nous allons continuer à travailler avec nos partenaires fédéraux" et d'autres Etats américains sur cette question, a-t-il conclu.

L'association United Against a Nuclear Iran ("Unis contre un Iran nucléaire"), qui prône des sanctions contre ce pays et dénonce les institutions qui font commerce avec lui, a "applaudi" dans un communiqué les autorités de l'Etat de New York pour "avoir pris des mesures contre Standard Chartered".

"Toutefois, au vu des informations sur l'énormité des actions de Standard Chartered, la sanction aurait dû être plus forte", a conclu l'organisation dans un communiqué.

ppa-ved/soe/mdm

PLUS:afp