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Onze arrestations à Bahreïn lors de manifestations nocturnes (police)

14/08/2012 04:46 EDT | Actualisé 13/10/2012 05:12 EDT

Onze personnes ont été arrêtées lors de manifestations marquées par des violences dans la nuit de lundi à mardi dans plusieurs villages de Bahreïn, a annoncé le chef de la sécurité publique, tandis que des témoins ont fait état de tirs à la chevrotine par la police.

Les violences les plus significatives se sont produites à l'entrée du village chiite d'Abou Saybaa, à l'ouest de Manama, a précisé le général Tarek al-Hassan à l'agence officielle BNA.

"Des groupes de saboteurs ont jeté des cocktails Molotov en direction d'une voiture conduite par une Bahreïnie, endommageant le véhicule", a-t-il dit, ajoutant que d'autres violences s'étaient produites dans le village de Bani Jamra dans le même secteur.

"Les services de sécurité ont réussi à arrêter onze saboteurs (...) qui seront traduits en justice", a encore indiqué le général al-Hassan.

Selon des témoins, de nombreux chiites ont manifesté à l'appel du "Collectif des jeunes du 14 février", un groupe contestataire, à l'occasion de l'"indépendance de Bahreïn", sur le thème "la fête de la liberté".

La Grande-Bretagne a mis fin le 14 août 1971 à sa présence à Bahreïn mais cette date n'est pas célébrée officiellement.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants et tiré, selon ces témoins, à la chevrotine, blessant plusieurs autres.

Plus d'un an après le mouvement de contestation mené par des chiites, majoritaires dans le pays, contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa, Bahreïn continue de connaître des manifestations périodiques, surtout de nuit dans les villages chiites.

Par ailleurs, les services du procureur général ont indiqué dans un communiqué que 923 personnes au total étaient emprisonnées ou détenues pour leur implication dans la contestation depuis le début des troubles en février 2011.

Ces services démentaient ainsi que le nombre d'arrestations ait atteint les 4.500 et ceux des personnes encore détenues celui 1.400 comme l'a affirmé récemment le Wefaq, le principal mouvement de l'opposition chiite.

De même, ces services ont démenti la présence de personnes détenues au secret, comme l'a également suggéré le Wefaq et mis au défi ceux qui le disent d'en apporter la preuve.

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