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Les négociations s'amorcent dans le secteur canadien de l'automobile

14/08/2012 06:14 EDT | Actualisé 14/10/2012 05:12 EDT

TORONTO - Le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) et les trois grands constructeurs automobiles nord-américains ont entrepris avec de brèves rencontres à Toronto, mardi, des négociations dans le but de signer de nouvelles conventions collectives.

Le syndicat, qui a fait des concessions lorsque les trois géants du secteur étaient à la peine durant la récession de 2008-09, affirme vouloir un partage des profits, maintenant que l'industrie s'est relevée de ses difficultés.

«GM et Ford enregistrent des marges de profit records en Amérique du Nord et Chrysler a retrouvé la voie de la rentabilité plus rapidement que quiconque aurait osé l'espérer en 2009», a déclaré le président des TCA, Ken Lewenza.

«Les compagnies ont appris à faire de l'argent, même à petite échelle. Les sacrifices des travailleurs ont joué un rôle important dans ce succès», a-t-il ajouté.

Les TCA estiment que les constructeurs doivent investir dans leurs installations canadiennes afin d'améliorer la sécurité d'emploi.

Le syndicat a rencontré General Motors Canada mardi matin. Il devait s'entretenir avec Chrysler Canada plus tard en journée, à la suite d'une conférence de presse, puis avec Ford du Canada mercredi.

Selon un rapport d'Études économiques Scotia, les ventes d'automobiles ont augmenté de plus de 10 pour cent en Amérique du Nord durant les six premiers mois de l'année, ce qui fait jusqu'à présent de 2012 la meilleure année depuis 2007.

Les gains reflètent la poussée des achats constatée dans le monde entier — sauf en Europe de l'Ouest — incluant une hausse de six pour cent des ventes d'automobiles depuis le début de l'année.

«Nous nous attendons à une poursuite des gains durant la deuxième moitié, soutenue par de faibles taux d'intérêt à court et moyen termes sans précédent dans la plupart des pays, la récente accélération du crédit auto à travers le monde et une solide création d'emploi dans les marchés émergents», a indiqué Carlos Gomes, économiste principal et spécialiste du secteur automobile chez Études économiques Scotia.

Néanmoins, M. Gomes a dit croire que le contrôle des coûts figurerait en tête des préoccupations des constructeurs, en particulier parce que les modifications apportées à la façon dont sont couverts les soins de santé des travailleurs ont rendu la production plus coûteuse dans les usines canadiennes qu'aux États-Unis.

Les TCA espèrent éviter une grève qui freinerait les constructeurs dans leur élan.

Le syndicat représente approximativement 4500 employés de Ford, 8000 travailleurs de General Motors et 8000 autres chez Chrysler.

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