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Les deux hélicoptères ougandais disparus au Kenya retrouvés calcinés (source militaire)

14/08/2012 02:58 EDT | Actualisé 13/10/2012 05:12 EDT

Les épaves des deux hélicoptères militaires ougandais disparus dans le centre du Kenya ont été retrouvées mardi calcinées autour du Mont Kenya, a indiqué à l'AFP un responsable militaire kényan, ajoutant que le sort des équipages était inconnu.

"Les appareils ont été retrouvés mais ils sont totalement calcinés", a déclaré à l'AFP ce haut responsable kényan sous le couvert de l'anonymat. "Nous ignorons le sort des équipages", a-t-il ajouté.

Ces deux hélicoptères avaient dix personnes à leur bord au total, selon l'armée ougandaise.

Un porte-parole de l'armée kényane, Bogita Ongeri, interrogé par l'AFP, a confirmé que les deux hélicoptères ougandais disparus depuis dimanche soir avaient été repérés.

Les "hélicoptères ont été repérés par un avion quelque part autour du Mont Kenya", a expliqué M. Ongeri, précisant que "les opérations de secours étaient en cours".

Trois hélicoptères militaires ougandais d'attaque Mi-24, de fabrication russe, membres d'un groupe de quatre appareils ayant décollé dimanche d'Ouganda pour se rendre en Somalie, étaient portés disparus depuis dimanche soir à proximité du Mont Kenya.

L'un d'eux avait été retrouvé accidenté lundi, dans une forêt des pentes du plus haut sommet du pays et ses sept occupants secourus. Seul l'un d'entre eux avait été légèrement blessé.

Le porte-parole de l'armée ougandaise Felix Kulayigye avait indiqué lundi lors une conférence de presse à Kampala que cet hélicoptère avait effectué "un atterrissage d'urgence", mais des photos publiées dans la presse kényane montrent l'appareil accidenté et gravement endommagé.

La météo et le terrain difficiles dans la zone du Mont Kenya, deuxième plus haut sommet d'Afrique culminant à 5.199 m et couvert de forêts denses, ont sérieusement compliqué les opérations de recherche.

Le quatrième appareil, un hélicoptère de transport Mi-17, lui aussi de fabrication russe, était arrivé seul dimanche en fin d'après-midi à l'étape prévue de Garissa, dans l'est du Kenya.

L'Ouganda avait annoncé le 8 août l'envoi d'"hélicoptères de combat et de transport" en Somalie, en appui de la Force de l'UA en Somalie (Amisom) qui y combat les insurgés islamistes shebab. Le contingent ougandais, fort de 6.500 soldats, est le plus important en nombre de l'Amisom.

C'est la première fois que l'Ouganda envoie des moyens aériens en Somalie.

Le prochain objectif annoncé à court terme de l'Amisom est la prise du port de Kismayo, bastion et poumon économique des shebab, alors qu'approche la fin du mandat des actuelles autorités somaliennes de transition.

Ces autorités doivent passer la main à des institution pérennes le 20 août, dans le cadre d'un processus parrainé par l'ONU et rétablir un gouvernement central en Somalie, qui en est privée depuis la chute du président Siad Barre en 1991. Depuis cette date, le pays est plongé dans le chaos.

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