SAINT-ROMUALD, Qc - Faisant fi des critiques qui qualifiaient la Coalition avenir Québec (CAQ) de ramassis de partisans de toutes allégeances politiques, le chef François Legault a lancé mardi soir un appel aux souverainistes et aux fédéralistes déçus par leurs «vieux partis».

Lors de son second rassemblement militant depuis le début de la campagne, qui a réuni plus de 300 partisans caquistes à Saint-Romuald, près de Québec, le chef a dit aux péquistes et aux libéraux qu'ils sont tous les bienvenus au sein de son parti.

Il a dit voir de plus en plus de partisans du Parti libéral et du Parti Québécois joindre les rangs de la CAQ.

Et à ceux qui ne l'ont pas encore fait, il leur a tendu la main avec cet «appel spécial».

«À tous les libéraux, à tous les péquistes, de se dire, si vous avez à coeur l'avenir de notre nation, il est temps de joindre la Coalition avenir Québec», a-t-il lancé dans la salle bondée.

«On a d'un côté des libéraux qui ont été loyaux pendant un certain temps mais qui se disent 'je ne peux plus cautionner un parti qui est corrompu', et des péquistes qui ne se reconnaissent plus dans le Parti québécois, dans le parti de René Lévesque», a-t-il expliqué pour ravir des votes à ses adversaires.

Pour convaincre ces déserteurs politiques, il a même tenté de les rassurer en leur disant qu'ils seront bien chez eux.

«Il y a des personnes — regardez juste nos candidats — qui viennent de tous les horizons, donc c'est pas gênant, on vient tous de différents partis. Ça existait pas la Coalition avenir Québec», a dit le chef, loin d'être embarrassé d'avoir des fédéralistes comme des souverainistes au sein de sa coalition.

François Legault a dit avoir besoin d'eux pour arrêter les divisions et faire le grand ménage qu'il promet tant depuis le début de la campagne.

Un grand ménage qui va permettre la distribution aux Québécois du «dividende de l'intégrité». C'est ainsi qu'il a renommé mardi soir la baisse d'impôt de 1000$ qu'il a déjà proposée de consentir aux familles de classe moyenne.

Avec la CAQ, «le vrai patron, ça va devenir la classe moyenne, pas les groupes de pression», a déclaré M. Legault.

Le chef caquiste se plait à répéter depuis le déclenchement des élections que son parti est le seul à pouvoir faire le ménage et le changement car il est «le seul qui a les mains libres, le seul qui ne doit rien à personne».

Une formule qui semble fort efficace, puisqu'elle a été répétée par de nombreux militants rencontrés à l'extérieur de la salle du rassemblement, pour expliquer leur présence et leur appui à la CAQ.

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  • 7 novembre 1998

    François Legault a été nommé ministre de l'Industrie et du Commerce par Lucien Bouchard, mais devait d'abord être élu. On le voit ici lors d'un rassemblement à Saint-Roch-de-l'Achigan avec sa femme. (PC/Paul Chiasson)

  • 23 février 2000

    Au Sommet du Québec et de la jeunesse, avec son premier ministre Lucien Bouchard et Jean Charest, alors chef de l'opposition. (CP PHOTO/Jacques Boissinot)

  • 13 novembre 2001

    François Legault, alors ministre de l'Éducation et de l'Emploi, félicite deux nouveaux venus au cabinet des ministres, Rita Dionne-Marsolais et Richard Legendre. (CP PHOTO/Jacques Boissinot)

  • 12 janvier 2009

    La chef de l'opposition Pauline Marois en compagnie de François Legault, alors critique péquiste en matière de Finances. (PC/Jacques Boissinot)

  • 25 juin 2009

    François Legault quitte l'Assemblée nationale après avoir annoncé son retrait de la vie politique. (PC/ Jacques Boissinot)

  • 21 février 2011

    L'ancien ministre François Legault et l'homme d'affaires Charles Sirois annoncent la création de la Coalition pour l'avenir du Québec, qui deviendra par la suite un parti. (PC/Jacques Boissinot)

  • 14 novembre 2011

    François Legault dévoile les couleurs de son nouveau parti, la Coalition avenir Québec. (PC/Jacques Boissinot)