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Iran: nouvelle réplique sismique, le gouvernement accepte l'aide étrangère

14/08/2012 11:27 EDT | Actualisé 14/10/2012 05:12 EDT

TÉHÉRAN, Iran - Une réplique sismique de magnitude 5,3 a de nouveau frappé le nord-ouest de l'Iran mardi, après les deux tremblements de terre qui ont fait 306 morts, plus de 3000 blessés et des dizaines de milliers de sans-abri samedi, selon l'agence de presse semi-officielle Fars.

La secousse a été ressentie dans la ville de Varzagan, l'un des épicentres des séismes de samedi, ainsi que dans la capitale provinciale de Tabriz, où des résidants effrayés se sont précipités dans les rues. Aucune nouvelle victime n'a été signalée pour l'instant.

Le gouvernement iranien a annoncé mardi qu'il accepterait l'aide internationale destinée aux victimes des deux séismes de samedi.

«À présent et dans les circonstances actuelles, nous sommes prêts à recevoir l'aide de différents pays», a déclaré le vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi, cité par l'agence officielle IRNA. Les autorités iraniennes avaient initialement affirmé qu'elle n'avaient pas besoin d'aide étrangère.

Lundi, le Croissant-Rouge iranien a renvoyé une équipe de secouristes turcs arrivés en Iran sans préavis. D'après un porte-parole de l'organisation cité par l'agence semi-officielle ISNA, plusieurs organisations internationales et gouvernements étrangers ont proposé leur aide. Mais le Croissant-Rouge iranien a fait savoir que ce n'était pas nécessaire.

Des députés iraniens ont critiqué la «lenteur» des autorités à réagir, a rapporté mardi le quotidien indépendant «Sharq».

D'après un député de Varzaqan, Allahvedi Dehqani, les premiers secouristes ont mis trois heures à arriver après le séisme.

Quand un séisme de magnitude 6,4 «cause tant de pertes, le principal problème est la mauvaise gestion» des opérations de secours, a commenté le député Masoud Pezeshkian.

Les séismes de samedi ont touché les villes d'Ahar, Haris et Varzaqan, dans la province de l'Azerbaïdjan oriental.

La première secousse, de magnitude de 6,4, s'est produite à 16 h 53, heure locale. L'épicentre se trouvait entre les villes d'Ahar et de Haris, à environ 500 kilomètres au nord-ouest de Téhéran.

Le deuxième tremblement de terre, de magnitude 6,3, a eu lieu onze minutes plus tard. L'épicentre se trouvait à 48 kilomètres au nord-est de la ville de Tabriz.

Plusieurs dizaines de répliques ont secoué la région et ont été ressenties jusqu'aux côtes de la mer Caspienne.

D'après la presse et la télévision officielles, au moins 12 villages ont été totalement rasés, tandis que 425 autres ont subi d'importants dommages. De nombreuses routes et infrastructures ont été endommagées.

L'Iran se situe sur une zone sismique, le long de failles tectoniques. Le 26 décembre 2003, un tremblement de terre avait ravagé la ville de Bam, dans le sud-est du pays, faisant 26 000 morts.

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