NOUVELLES

Helen Gurley Brown, ex-rédactrice du Cosmopolitan:la «Carrie Bradshaw» originale

14/08/2012 03:14 EDT | Actualisé 14/10/2012 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - Bien avant «Sex and the City», il y avait «Sex and the Single Girl». Et avant Carrie Bradshaw, il y avait Helen Gurley Brown.

L'ancienne rédactrice du magazine Cosmopolitan et auteure de «Sex and the Single Girl», décédée lundi à l'âge de 90 ans, laisse derrière elle un héritage si puissant que ses admirateurs voient sa griffe autant dans l'histoire américaine que dans la culture populaire.

«Carrie et ses amies (dans la série télévisée de HBO) n'auraient pu vivre la vie qu'elles ont vécue sans Helen», estime Bonnie Fuller, qui lui a succédé à la barre du célèbre magazine en 1997.

«Elle a été la première femme à dire que l'on pouvait tout avoir — et par cela, elle voulait dire: une carrière, un homme, et une vie sexuelle palpitante. Elle était une visionnaire. C'est elle qui a créé la femme moderne», lance-t-elle.

L'actuelle rédactrice du Cosmopolitan, Kate White, estime que sa prédécesseure n'a pas seulement influencé la société américaine. «Son message a été libérateur pour les femmes d'autres pays également. C'est un message de liberté de choix — choisir la vie que l'on veut sans s'inquiéter de ce que les autres pensent», croit Mme White.

Helen Gurley Brown n'a pas hésité non plus à convaincre les femmes qu'il était possible et souhaitable d'avoir du plaisir — dans la chambre à coucher, surtout.

Sa devise, «Les bonnes filles vont au paradis. Les mauvaises vont partout», était d'ailleurs cousue sur un oreiller de son bureau, se souvient Kate White.

Les femmes n'étaient pas les seules à la considérer comme une visionnaire: le maire de New York, Michael Bloomberg, a dit d'Helen Gurley Brown qu'elle était «une pionnière qui a refaçonné non seulement l'industrie médiatique tout entière, mais aussi la culture de la nation».

Le fondateur et éditeur du magazine érotique «Playboy», Hugh Hefner, a affirmé que sa voix «très importante» et «indépendante» avait contribué à l'évolution des rôles féminins traditionnels.

Helen Gurley Brown n'a jamais hésité à parler librement des multiples chirurgies esthétiques qu'elle a subies, incluant une rhinoplastie, des ridectomies («facelifts») et des injections de silicone.

Elle a toujours eu un physique frêle — 5 pieds 4 pouces et environ 100 livres — qu'elle s'est assurée de maintenir en s'astreignant à un régime alimentaire strict et à un vigoureux entraînement physique.

«On ne peut être sexuellement active à 60 ans en ayant un surplus de poids», a-t-elle commenté lorsqu'elle a soufflé ses 60 chandelles.

PLUS:pc