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France-Uruguay: l'heure des premiers choix a sonné pour Didier Deschamps

14/08/2012 12:15 EDT | Actualisé 14/10/2012 05:12 EDT

LE HAVRE, France - Le match amical de rentrée entre la France et l'Uruguay, mercredi, au Havre, donnera les premières indications sur les choix du nouveau sélectionneur Didier Deschamps à trois semaines de l'entrée en lice des Bleus dans les éliminatoires du Mondial 2014.

Le rendez-vous international du mois d'août est toujours un exercice périlleux car il intervient alors que tous les joueurs n'ont pas retrouvé la compétition ou viennent juste de la reprendre, notamment ceux issus de Ligue 1 qui forment l'ossature de l'effectif.

Deschamps lui-même a admis qu'il existe «une grande disparité dans la forme athlétique des joueurs.»

Dans ces conditions, un succès sur une bonne équipe uruguayenne, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde et quatrième au classement FIFA, n'est pas automatique. Pour autant, un succès ferait du bien après les désillusions de l'Euro 2012 et ces deux défaites face à la Suède au premier tour puis en quart de finale contre les champions d'Europe espagnols.

Les Français ne peuvent pas négliger non plus l'occasion de se remettre en confiance avant d'entamer, le 7 septembre en Finlande, un parcours de qualification qui s'annonce des plus compliqués avec, notamment, l'Espagne en grandissime favori du groupe.

Deschamps le gagneur apprécierait sûrement de voir sa sélection s'imposer pour son premier match sur le banc. Lors de sa conférence de presse, lundi, ce dernier a d'ailleurs rappelé que «haïr la défaite» faisait partie des exigences du haut niveau.

Ce match va servir à préciser les orientations de jeu de Deschamps.

«L'Uruguay est une équipe joueuse, même si on est en match préparatoire. C'est un match international. Mais l'objectif est de se concentrer sur nous. On a un nouveau sélectionneur et un nouveau système, peut-être», s'est avancé le défenseur latéral Gaël Clichy.

Deschamps ne va pas tout rebâtir mais il vient avec des idées qui ne sont pas toutes celles de son prédécesseur Laurent Blanc.

«Je m'inscris dans la continuité. Après, je ferais peut-être les choses différemment», s'est épanché Deschamps.

Les Tricolores qui débuteront les éliminatoires ne seront pas les mêmes que ceux qui ont disputé l'Euro. Déjà, en formant sa liste, le champion du monde 1998 a commencé à trancher en ne convoquant que 12 participants au dernier Euro.

Alors que Blanc s'était appuyé sur le duo Adil Rami-Philippe Mexès en charnière centrale, Deschamps a choisi de laisser les deux hommes à la maison et d'appeler de jeunes joueurs: deux néophytes Raphaël Varane (19 ans) et Mapou Yanga-Mbiwa (23 ans), ainsi que Mamadou Sakho qui, à 22 ans, compte cinq sélections.

En l'absence de Laurent Koscielny, forfait pour un problème au mollet, les deux derniers devraient être associés dans l'axe central.

En attaque, Deschamps pourrait aussi innover car, contrairement à Blanc, il semble ne pas vouloir laisser Karim Benzema comme seul fer de lance offensif et a souligné «l'importance de deux pointes pour la présence offensive». Il pourrait ainsi se laisser tenter par une association de Benzema avec Olivier Giroud.

Oscar Tabarez, le sélectionneur de l'Uruguay, a retenu 22 joueurs évoluant tous à l'étranger comme le défenseur Parisien Diego Lugano. Figurent également dans le groupe quelques joueurs qui viennent de participer aux Jeux de Londres que la formation sud-américaine, qui figurait pourtant parmi les favoris, a quitté dès le premier tour. En revanche, les deux attaquants Edinson Cavani et Luis Suarez seront absents.

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