Le couple de Drummondville qui cultive des légumes devant sa maison remporte une autre bataille. Le conseil municipal a accepté lundi soir d'autoriser la présence du potager de façade de Josée Landry et Michel Beauchamp pour cette année.

La Ville de Drummondville compte par ailleurs amorcer une réflexion sur ce type de potagers, plutôt que de les interdire comme elle comptait le faire dans le cadre d'une harmonisation des règlements municipaux. Elle veut rédiger un règlement pour encadrer les cultures en façade d'ici le mois de mars 2013.

La décision du conseil municipal ravit les principaux intéressés. « Sincèrement, je m'attendais au pire [...] C'est une longue bataille, puis je suis content de la direction qu'ils prennent parce que c'est ce pour quoi je me battais dès le début et, finalement, c'est une histoire heureuse », affirme Michel Beauchamp, qui compte déposer avec sa conjointe une pétition de 35 000 signatures en faveur de leurs plantations.

En juillet dernier, la Ville de Drummondville avait ordonné aux jardiniers de sacrifier une partie du potager qu'ils avaient aménagé au printemps devant leur résidence. Elle leur avait envoyé un avis leur demandant de remplacer les légumes par du gazon sur 30 % de la devanture sans quoi ils s'exposaient à des amendes allant de 100 à 300 $ par jour. Devant le tollé provoqué par cette décision, les autorités municipales leur avaient accordé un sursis jusqu'au 1er septembre.

L'histoire a fait le tour du monde et les encouragements sont venus de partout. L'activiste américain et fondateur de Kitchen Gardeners International, qui a déjà convaincu le président Barack Obama de créer un potager à la Maison-Blanche, avait notamment lancé une pétition internationale pour faire plier Drummondville.