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Découverte d'une puissante toxine dans plusieurs lacs canadiens

14/08/2012 07:32 EDT | Actualisé 14/10/2012 05:12 EDT

EDMONTON - Une étude a découvert la présence d'une puissante toxine dans plusieurs lacs à l'échelle du Canada, les plus grandes concentrations ayant été enregistrées au centre de l'Alberta et au sud du Manitoba, des lieux de villégiature populaires.

Même si l'on sait depuis longtemps que les eaux usées provenant des égouts et des activités agricoles affectent la qualité de l'eau, les nouvelles technologies ont permis aux scientifiques d'isoler et de quantifier la microcystine pour la première fois, a déclaré Diane Orihel, l'auteure principale de l'étude publiée mardi dans le Journal canadien des sciences halieutiques et aquatiques.

Selon Mme Ohriel, les concentrations de plus en plus élevées de nutriments dans les lacs favorisent la prolifération de cyanobactéries et de microcystines. Elle a ajouté qu'il fallait prendre la qualité de l'eau dans ces lacs au sérieux parce qu'elle présente un risque sérieux pour la santé des Canadiens.

La microcystine peut se révéler mortelle pour les êtres humains et est soupçonnée d'être cancérigène à long terme. Elle peut également causer des maladies et entraîner la mort chez les animaux.

Cette toxine est produite par un certain type de cyanobactéries aussi connues sous le nom d'algues bleu-vert. Ces algues sont souvent présentes dans les eaux riches en nutriments comme celles des lacs chauds et peu profonds des Prairies.

Naturellement riches en azote et en phosphore, ces écosystèmes reçoivent également d'importantes quantités de ces éléments chimiques dans les eaux usées provenant des activités agricoles et des égouts.

Or, les recherches de Diane Orihel ont permis de découvrir que, lorsque le rapport entre l'azote et le phosphore dans les lacs est faible, la concentration de microcystines a tendance à être élevée.

Cette situation a été observée dans 246 lacs à travers le pays. D'après l'étude, neuf pour cent des lacs examinés présentaient une concentration de microcystine dépassant les 20 mg par litre recommandés par le gouvernement canadien.

Mme Orihel, qui travaille pour le département de sciences biologiques de l'Université de l'Alberta, a exhorté les propriétaires de chalets et les producteurs agricoles à s'occuper de la qualité de l'eau de leurs lacs, notamment en améliorant le système de traitement des eaux usées et en restaurant la végétation des berges.

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