Bronzer sans danger: les crèmes solaires seraient moins efficaces qu'indiqué pour protéger du soleil (PHOTOS)

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20 à 30% des crèmes solaires vendues dans le commerce seraient surévaluées. | AFP

ÉTÉ - "Pas d'exposition au soleil sans crème solaire", rabâche-t-on tous les étés. Dans une enquête réalisée par le journal Libération (édition abonnée), les crèmes solaires ont "un indice de protection inférieur à celui affiché sur l'emballage" pour "20 à 30% des produits" disponibles sur le marché.

Des révélations chocs en plein milieu de l'été que le quotidien justifie par le travail de Laurence Coiffard, professeure de pharmacie à l'université de Nantes. L'experte en cosmétique dénonce la "surestimation" des indices de protection des crèmes, tandis que le nombre de nouveaux cas de cancers de la peau a triplé en vingt-cinq ans (lien en anglais).

Les tests mis en cause

La scientifique met en cause les tests réalisés par les laboratoires cosmétiques. Selon la chercheuse, les essais réalisés in vivo par les fabriquants, en exposant aux rayons UV des volontaires humains, ne sont pas aussi fiables que ceux réalisés in vitro, en laboratoire.

In vivo, les tests "surestiment l'efficacité de certaines crèmes", indique le quotidien. Notamment celles contenant des anti-inflammatoires qui retardent l'apparition des coups de soleil. L'indice de protection grimpe mais ces anti-inflammatoires ne "protègent pas la peau" des rayons UV, donc des cancers.

"Impossible d'obtenir des indices de l'ordre de 50"

Les crèmes biologiques ou minérales seraient, selon Laurence Coiffard et le quotidien, tout aussi dangereuses que les autres. L'absence de filtre chimique, et leur remplacement par des filtres minéraux (oxyde de zinc ou dioxyde de titane) ne permettent pas, comme le laissent entendre les laboratoires, "d'obtenir des hauts indices, de l'ordre de 50 ou de 50+. Le maximum est autour de 30, à condition d'utiliser ces filtres sous forme de nanoparticules".

Mais ces dernières ne sont pas encore usitées, au nom du principe de précaution. "Dans ce cas, continue la chercheuse, on peut tomber à des indices très bas, inférieurs à 10." Les tests in vitro révèlent des résultats encore inférieurs aux crèmes non-bio.

L'Agence de médicaments prévenue

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, remplaçante de l'Afssaps) est alertée sur les crèmes de protection solaire. Mais, selon Libération, aucune crème n'a été interdite.

Selon le résultat d'analyses, l'ANSM a trouvé les mêmes résultats que ceux de la scientifique, mais l'Agence estime que "les tests en laboratoire ne sont pas encore suffisamment fiables". Selon Laurence Coiffard, les résultats in vitro permettent de mesurer exactement la quantité d'UV délivrée au cobaye.

Laboratoires, agences de contrôle et scientifiques ne s'entendent pas encore sur les tests à réaliser. Selon le journal, des chercheurs marseillais planchent depuis 2001 sur des tests in vitro qui permettraient de mesurer l'impact des crèmes solaire sur la protection de l'ADN. "Un facteur de protection cancer" pourrait voir le jour et s'imposer sur les flacons de crème.

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