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Crash d'hélicoptères ougandais au Kenya: au moins 2 tués, 8 nouveaux rescapés secourus

14/08/2012 08:38 EDT | Actualisé 14/10/2012 05:12 EDT

Huit militaires ougandais ont survécu au crash de deux hélicoptères au Kenya qui a fait au moins deux morts, ont indiqué les autorités kenyanes, après avoir signalé lundi sept premiers rescapés dans l'accident d'un autre hélicoptère.

Les trois hélicoptères militaires ougandais avaient disparu dimanche alors qu'ils faisaient route vers le Somalie.

Les deux appareils retrouvés mardi transportaient 14 personnes au total, a rectifié mardi le porte-parole de l'armée ougandaise, le colonel Felix Kulayigye, et non dix comme indiqué la veille.

L'épave du premier hélicoptère avait été retrouvée lundi et ses sept occupants récupérés en vie. Un seul était légèrement blessé, selon un porte-parole de l'armée kényane, Bogita Ongeri.

Les équipes de secours ont atteint mardi à la mi-journée les épaves des deux autres hélicoptères, localisées dans la matinée après environ 36 heures de recherches depuis dimanche soir dans la zone du Mont Kenya, plus haut sommet du pays et deuxième d'Afrique, qui culmine à 5.199 m d'altitude et qui est recouvert d'une forêt dense.

Le terrain et la météo difficiles ont compliqué les recherche. Les épaves se trouvent à deux endroits différents, a indiqué à la presse, sans préciser la distance les séparant, le général Francis Ogola, commandant la base aérienne de Laïkipia, près du Mont Kenya.

Les sauveteurs ont vu "deux corps dans un des hélicoptères qui s'est écrasé et a pris feu", mais ne peuvent s'en approcher pour le moment car l'épave continue de brûler, a expliqué un des responsables des opérations de secours, Simon Gitau, conservateur du Parc national du Mont Kenya.

"Nous ne savons pas s'il y a d'autres soldats à l'intérieur", a-t-il ajouté.

"Nous avons récupéré huit survivants", occupants de l'autre hélicoptère qui n'a pas pris feu, a-t-il ajouté. "Ils sont parcouru à pied de huit kilomètres", sont "épuisés" et souffrent de "blessures légères" mais sont en "bonne santé", a-t-il affirmé.

Des chiens aident les sauveteurs "à localiser d'autres éventuels survivants dans la forêt", a expliqué M. Gitau.

Les trois hélicoptères militaires ougandais d'attaque Mi-24, avaient décollé dimanche d'Ouganda à destination de la Somalie, en compagnie d'un hélicoptère de transport Mi-17, qui est, lui, arrivé sans encombre dimanche soir à l'étape prévue dans l'est du Kenya.

Tous les appareils sont de fabrication russe. Les trois Mi-24, dont l'un avait envoyé un message d'urgence depuis le Mont Kenya, avaient alors été portés disparus.

Le colonel Kulayigye avait indiqué lundi à la presse à Kampala que le premier hélicoptère retrouvé avait effectué "un atterrissage d'urgence", mais des photos publiées mardi dans la presse kényane montrent l'appareil accidenté et gravement endommagé, en partie couché sur le flanc, enfoncé dans le sol, les pales de son rotor brisées.

L'Ouganda avait annoncé le 8 août l'envoi d'"hélicoptères de combat et de transport" en Somalie, en appui de la Force de l'UA en Somalie (Amisom) qui y combat les insurgés islamistes shebab. Le contingent ougandais, fort de 6.500 soldats, est le plus important en nombre de l'Amisom.

C'est la première fois que l'Ouganda envoie des moyens aériens en Somalie.

Les hélicoptères ougandais doivent permettre de renforcer les capacités opérationnelles et la puissance de feu de l'Amisom, dont le plafond des effectifs a été porté de 12.000 à 17.731 hommes en février, et de poursuivre les récentes conquêtes militaires enregistrées face aux shebab, délogés en août 2011 de Mogadiscio et de plusieurs de leurs bastions depuis.

Ces appareils auraient probablement dû être engagés dans la bataille, annoncée comme imminente, pour le port de Kismayo, bastion et poumon économique des shebab, objectif annoncé de l'Amisom alors qu'approche la fin du mandat des actuelles autorités somaliennes de transition.

Celles-ci doivent passer la main à des institution pérennes le 20 août, dans le cadre d'un processus parrainé par l'ONU et rétablir un gouvernement central en Somalie, dont le pays est privé depuis la chute du président Siad Barre en 1991, qui l'a plongé dans le chaos.

mom-ayv/aud/jms

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