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CPI: la défense de Jean-Pierre Bemba commence à présenter ses preuves

14/08/2012 05:11 EDT | Actualisé 13/10/2012 05:12 EDT

La défense de l'ex-vice-président de République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique, a présenté mardi ses éléments de preuve avec l'audition d'un ancien général de l'armée française.

"Nous entrons dans un nouvelle phase (du procès, ndlr)", a déclaré la juge Sylvia Steiner peu après l'ouverture d'une audience publique à La Haye, où siège la CPI, avant que la défense ne commence à questionner son premier témoin, un expert militaire français.

Le général en retraite Jacques Seara devait notamment s'exprimer au sujet d'un rapport qu'il a écrit dans le cadre du procès de M. Bemba et portant notamment sur la structure de commandement des forces armées lors du conflit visé par l'acte d'accusation.

M. Bemba, 49 ans, est accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, à savoir des viols, pillages et meurtres, commis entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003 en Centrafrique par sa milice rebelle du Mouvement de libération du Congo (MLC).

Quelque 1.500 hommes du MLC s'étaient rendu en Centrafrique en octobre 2002 à la demande du président centrafricain Ange-Félix Patassé, victime d'une tentative de coup d'Etat menée par le général François Bozizé.

La défense assure que ce sont les autorités centrafricaines qui contrôlaient le MLC en Centrafrique et non Jean-Pierre Bemba, comme le soutient l'accusation.

Les juges ont accordé à la défense 230 heures d'audience pour présenter les 63 témoins qu'elle a l'intention d'appeler.

Le bureau du procureur avait terminé le 21 mars la présentation de ses éléments de preuve contre M. Bemba, dont le procès s'était ouvert le 22 novembre 2010. Interpellé le 24 mai 2008 par les autorités belges, il plaide non coupable et encourt la prison à perpétuité.

ndy/aub

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