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Zanzibar va retirer le pavillon tanzanien aux navires iraniens

13/08/2012 09:46 EDT | Actualisé 13/10/2012 05:12 EDT

Les autorités de Zanzibar vont désimmatriculer des navires iraniens, battant pavillon tanzanien pour contourner les sanctions américaines et européennes frappant Téhéran, a annoncé lundi le ministre des Transports maritimes de l'archipel tanzanien semi-autonome.

"C'était une décision malheureuse" de l'Autorité maritime de Zanzibar (ZMA) qui avait permis à 36 pétroliers et porte-conteneurs appartenant à des intérêts iraniens d'opérer sous pavillon de complaisance tanzanien, a déclaré le ministre, Rashid Suleiman, à l'AFP.

"Le gouvernement (de l'archipel) a décidé de désimmatriculer ces navires et d'être prudent dans l'enregistrement des navires étrangers", a-t-il ajouté.

Le directeur de la ZMA, Abdallah Kombo, a indiqué avoir été trompé par Philtex Corporation, entreprise spécialisée basée à Dubaï, qui s'occupe notamment de l'immatriculation de navires pour le compte de la Tanzanie.

"Nous allons vérifier les preuves, mais notre agent à Dubaï, Philtex, conteste le nombre de navires, estimant que les 36 navires ne sont pas tous de propriété iranienne. Nous devons également comprendre comment Philtex nous a trompés", a-t-il affirmé à l'AFP.

Des responsables de Philtex Corporation ont démenti dans des médias émiratis avoir enregistré des navires iraniens sous pavillon de complaisance.

En juin, un parlementaire américain avait accusé la Tanzanie d'aider Téhéran à éviter les sanctions internationales qui lui sont imposées en raison de son refus de mettre un frein à son programme nucléaire controversé.

Vendredi, le vice-président de Zanzibar, Seif Ali Iddi avait annoncé au Parlement de l'archipel que l'enquête des autorités avait permis de confirmé que "36 pétroliers et porte-conteneurs battant pavillon tanzanien sont en réalité iraniens".

Les autorités vont annuler "le contrat avec Philtex parce qu'ils nous ont trompés", avait-il ajouté.

L'Union européenne a décrété à partir du 1er juillet un embargo total sur l'achat et le transport de pétrole iranien, qui n'est plus garanti par les assureurs européens couvrant 90% du trafic maritime pétrolier mondial, alors que Washington a renforcé début août ses sanctions contre la République islamique.

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