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Un poste de l'armée ivoirienne à la frontière avec le Liberia attaqué (militaire)

13/08/2012 01:08 EDT | Actualisé 13/10/2012 05:12 EDT

Un poste de l'armée ivoirienne à la frontière avec le Liberia a été attaqué lundi par des inconnus armés, poussant des habitants à fuir, a-t-on appris de source militaire ivoirienne.

"Un poste des Forces républicaines (FRCI, armée) près de la frontière avec le Liberia a été attaqué", a déclaré à l'AFP une source proche de l'état-major, sans plus de précision.

Situé dans la localité de Pekambly, à quelques kilomètres à l'ouest de la ville de Toulépleu, ce poste FRCI est "notre dernier poste avant le Liberia", a précisé une source FRCI dans la région.

Selon des sources concordantes, les combats ont commencé dans la matinée et se sont poursuivis dans l'après-midi, amenant des habitants à fuir la zone.

Les assaillants "progressent, donc les gens fuient les villages", a raconté un habitant, tandis qu'un autre évoquait "d'intenses combats".

"Il y a des combats entre Toulépleu et la frontière, j'ai fui la ville", a indiqué une résidente.

Aucune information n'était disponible dans l'immédiat sur l'identité des auteurs de l'attaque.

Elle survient après une série d'attaques qui ont tué les 5 et 6 août dix militaires à Abidjan. Le gouvernement a accusé des miliciens et militaires partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo. Le parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a rejeté ces allégations et réclamé des enquêtes.

Meurtri durant la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) ayant fait quelque 3.000 morts, l'Ouest reste la région la plus instable du pays.

Des attaques contre des villages ivoiriens dans le Sud-Ouest ont fait une vingtaine de morts début juin, dont sept Casques bleus nigériens. Des violences, notamment l'attaque contre un camp de déplacés voisin de Duékoué par des habitants de cette ville, ont fait au moins onze morts le 20 juillet.

burs-tmo/sba

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