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Recherches de trois hélicoptères militaires ougandais disparus au Kenya (armée kényane)

13/08/2012 06:02 EDT | Actualisé 13/10/2012 05:12 EDT

Les recherches étaient en cours lundi dans le centre du Kenya pour retrouver trois hélicoptères militaires ougandais disparus alors qu'ils faisaient route vers la Somalie où l'armée ougandaise est déployée dans le cadre de la force de l'Union africaine (UA).

Le contact a été perdu avec trois hélicoptères qui ne sont plus en vol, a indiqué un porte-parole de l'armée kényane, Bogita Ongeri. Un des pilotes a pu communiquer avec l'armée kényane et appeler à l'aide depuis la région du Mont Kenya, dans le centre du pays, a-t-il ajouté, refusant de parler de crash dans l'immédiat.

"Quatre hélicoptères ont décollé d'Ouganda, l'un a atterri à Garissa (dans l'est du Kenya) et trois ont chuté dans la région du Mont Kenya", a-t-il déclaré à l'AFP. "Le pilote de l'un d'entre eux est entré en contact avec et nous a demandé de l'aide, indiquant être dans la forêt du Mont Kenya", a-t-il ajouté.

"Pour l'instant nous ne savons pas s'ils se sont écrasés", a-t-il affirmé, sans préciser quelles autres hypothèses étaient envisagées.

Une équipe de recherche et de secours a été envoyée dans la zone du Mont Kenya, a-t-il ajouté, précisant que le "terrain et la météo étaient très difficiles", rendant les opérations difficiles.

Le Mont Kenya, plus haut sommet du pays et deuxième plus haut d'Afrique derrière le Kilimandjaro, culmine à 5.199 m d'altitude. Il comporte plusieurs petits glaciers et est couvert par de larges zones de forêt dense.

Fin 2007, un pilote du Service kényan de la faune (KWS) qui s'était écrasé avec son hélicoptère dans la région du Mont Kenya avait dû attendre huit jours avant d'être repéré et secouru, son appareil ayant chuté sous une épaisse canopée.

Les équipes de secours l'avaient longtemps survolé sans le voir, avait raconté à l'époque ce pilote, Solomon Nyanjui, à l'AFP.

Selon Bogita Ongeri, les appareils ougandais disparus sont des hélicoptères d'attaque Mi-24, de fabrication russe. Aucun détail n'a pu être obtenu sur les effectifs à leur bord. Outre son pilote et son opérateur d'armes, le Mi-24 peut transporter jusqu'à huit passagers.

L'Ouganda avait annoncé il y a quelques jours l'envoi d'"hélicoptères de combat et de transport" en Somalie, en appui de la Force de l'UA en Somalie (Amisom) qui y combat les insurgés islamistes shebab.

Le contingent ougandais, fort de 6.500 soldats, est le plus important en nombre de l'Amisom, qui compte environ 17.000 hommes.

Selon des sources militaires ougandaises, les appareils ougandais devant être déployés en Somalie étaient des Mi-17 de transport et Mi-24.

C'est la première fois que l'Ouganda envoie des moyens aériens en Somalie. Le Kenya, qui a lancé en octobre 2011 sa propre offensive militaire dans le sud de la Somalie avant d'intégrer l'Amisom en juin, dispose de son côté de moyens aériens sur le terrain.

L'envoi des hélicoptères ougandais devaient permettre de renforcer les capacités opérationnelles et la puissance de feu de l'Amisom, dont le plafond des effectifs a été porté de 12.000 à 17.731 hommes en février, et de poursuivre ses récentes conquêtes militaires face aux shebab, délogés en août 2011 de Mogadiscio et de plusieurs de leurs bastions alentours depuis.

Les shebab font également face à l'armée éthiopienne, entrée en Somalie en novembre.

En juin dernier, le ministre kényan de la Sécurité intérieure George Saitoti, candidat déclaré à la présidentielle kényane de 2013, et son ministre délégué, Orwa Ojode, avaient péri, en compagnie de leurs deux gardes du corps et des deux pilotes, dans l'accident d'un hélicoptère de la police, qui s'était écrasé dans une forêt des colline de Ngong, dans la périphérie de Nairobi.

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