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Le Soudan promet de faciliter les déplacements des journalistes

13/08/2012 03:49 EDT | Actualisé 12/10/2012 05:12 EDT

Des responsables soudanais ont promis lundi aux journalistes qu'ils pourraient désormais accéder aux Etats du Kordofan-Sud et du Nil Bleu, ravagés par des combats, estimant toutefois que certaines restrictions étaient nécessaires pour la sécurité nationale.

L'accès des médias, des diplomates et des humanitaires a été fortement restreint depuis que des combats ont éclaté entre l'armée et les rebelles de la branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, ex-rebelles sudistes) au Kordofan-Sud en juin 2011, puis dans le Nil Bleu en septembre.

Pour se rendre au Darfour (ouest), où les violences se poursuivent neuf ans après le début d'une rébellion, les journalistes doivent demander un permis spécial, rarement délivré.

"Je m'engage à vous donner un plein accès pour obtenir des informations sur tous les sujets", a déclaré le ministre de l'Information Ahmed Bilal Osman, lors d'une rencontre avec la presse étrangère.

"Nous sommes prêts à vous faciliter l'accès au Nil Bleu et au Kordofan-Sud", a-t-il ajouté.

"Nous souhaitons organiser un voyage pour vous au Kordofan-Sud, dans le Nil Bleu et au Darfour", a par ailleurs déclaré le vice-président Al-Haj Adam Youssef.

Les journalistes, qui doivent demander une autorisation pour se déplacer hors de la capitale Khartoum, dénonçaient les restrictions d'accès et affirmaient avoir rencontré des difficultés lors de la couverture des manifestations anti-régime en juin.

Des reporters, certains Occidentaux, avaient été arrêtés et détenus, et des agents armés de la sécurité nationale avaient notamment perquisitionné le bureau de l'AFP, obligeant un collaborateur de l'agence à effacer des clichés pris lors d'une manifestation.

Le vice-président a néanmoins précisé que les journalistes n'étaient pas autorisés à photographier les manifestations "illégales".

Qualifiant les médias d'"armes", il a expliqué que le gouvernement ne pouvait permettre qu'ils soient utilisés pour servir les intérêts des ennemis de l'Etat, soulignant que "tout Etat a des règles concernant sa sécurité".

Dans son index annuel sur la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF) classe le Soudan 170e sur 179.

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