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Le pétrole monte à New York, dopé par un regain de tensions au Moyen-Orient

13/08/2012 09:30 EDT | Actualisé 13/10/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en hausse lundi à New York, soutenus par un regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient et par un euro reprenant un peu de vigueur face à la monnaie américaine.

Vers 13H20 GMT, le baril de référence pour livraison en septembre s'échangeait à 93,93 dollars, en hausse de 1,06 dollar par rapport à vendredi.

Ce renchérissement est soutenu par "une légère remontée de l'euro", selon l'analyste John Kilduff, de Again Capital. L'affaiblissement du billet vert face à l'euro rend en effet plus attractif les achats de brut, libellés en dollars, pour les investisseurs munis d'autres devises.

Les cours de l'or noir profitaient aussi de la remontée des tensions au Moyen-Orient.

"Les inquiétudes géopolitiques ont été relevées d'un cran par des commentaires du Premier ministre (israélien Benjamin) Netanyahu, qui a réaffirmé sa résolution ferme" face au programme nucléaire iranien, ont indiqué les analystes de Barclays.

M. Netanyahu a en effet demandé vendredi au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de ne pas se rendre en Iran pour un sommet des pays non-alignés prévu à la fin du mois, qualifiant l'Iran de "menace pour les pays du Moyen-Orient" mais aussi de "plus grand exportateur de terrorisme dans le monde".

"En soi, ces commentaires ne sont pas vraiment nouveaux", ont remarqué les experts de Barclays. Mais ils "sont susceptibles de retenir l'attention du marché du pétrole qui a dans son ensemble ignoré le problème du nucléaire iranien ces quatre derniers mois".

Les tensions dans la région ont en outre été ravivées par une collision accidentelle survenue dimanche entre un destroyer lance-missiles américain et un pétrolier japonais dans le détroit d'Ormuz. "Même si cela n'affecte pas les expéditions, cela démontre combien le détroit est vulnérable", a souligné M. Kilduff.

Le détroit d'Ormuz est contrôlé par l'Iran, qui a menacé à plusieurs reprises de fermer l'accès à ce passage stratégique par lequel transite environ 30% du trafic maritime de pétrole.

jum/ppa/bdx

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