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Le président sud-africain au Zimbabwe pour encourager le processus démocratique

13/08/2012 07:35 EDT | Actualisé 13/10/2012 05:12 EDT

Le président sud-africain Jacob Zuma se rendra cette semaine au Zimbabwe pour plaider en faveur de l'adoption d'une constitution permettant la tenue d'élections libres et démocratiques, a indiqué lundi son porte-parole.

"Nous espérons que cette visite va aider les Zimbabwéens à résoudre leurs problèmes et à organiser des élections sous l'égide d'une nouvelle constitution", a déclaré à l'AFP le porte-parole de M. Zuma, Mac Maharaj.

M. Zuma se rend mercredi à Harare en tant que médiateur de la SADC (Organisation de l'Afrique australe), pour évaluer les progrès du processus de règlement de la crise, mis en place en 2009.

Lors de son dernier sommet en juin à Luanda, la SADC a sommé le Zimbabwe d'organiser des élections dans les 12 mois, mais les conditions politiques ne semblent pas encore réunies à Harare.

Le mois dernier, les négociateurs des deux camps se sont entendus sur un projet de constitution qui doit désormais être soumis à référendum. L'adoption de ce texte ouvrirait la voie à des élections.

Mais l'entourage du président Robert Mugabe exige des modifications, estimant que la nouvelle loi fondamentale affaiblit trop la position du président. Le projet prévoit d'augmenter les pouvoirs du parlement au détriment de ceux du chef de l'Etat, de limiter la possibilité d'être président à deux mandats de cinq ans et de supprimer l'immunité du chef de l'Etat à l'issue de son mandat.

Depuis 2009, le président Mugabe cohabite difficilement avec son Premier ministre Morgan Tsvangirai, qui est aussi son principal adversaire politique.

La dernière élection présidentielle en 2009 avait été marquée par des violences contre les partisans de M. Tsvangirai. Pour éviter un bain de sang, ce dernier avait accepté de retirer sa candidature, laissant Mugabe seul en lice au deuxième tour.

Suite à une médiation de la SADC, les deux hommes avaient ensuite accepté de s'engager dans une cohabitation qui n'a jamais vraiment fonctionné. Ils avaient aussi accepté l'idée de rédiger une nouvelle constitution et d'organiser des élections pour se départager.

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