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JO-2012 - Les tops et les flops de la quinzaine olympique

13/08/2012 06:40 EDT | Actualisé 13/10/2012 05:12 EDT

Usain Bolt le Jamaïcain volant, Michael Phelps sur le toit de l'Olympe, Liu Xiang encore maudit ou un incident diplomatique autour du drapeau nord-coréen: les tops et les flops n'ont pas manqué pendant la quinzaine olympique des Jeux de Londres:

LES TOPS

Usain Bolt: un nuage de doutes sur sa suprématie et de rumeurs sur son état de santé flottait au-dessus de sa tête à son arrivée à Londres. Mais le Jamaïcain de 25 ans a tout dissipé en quelques foulées pour rééditer son incroyable triplé de Pékin: l'or sur 100 m, 200 m et relais 4x100 m. Plus fort que Carl Lewis en nombre de titres sur le sprint, "la Foudre" est entrée dans la légende à Londres.

Michael Phelps: le nageur américain a repoussé de nouvelles barrières en devenant l'athlète le plus médaillé de l'histoire olympique, avec 22 récompenses, dont six à Londres. A 27 ans, il part à la retraite les bras chargés d'or, avec 18 titres olympiques, dont quatre glanés à l'Aquatics centre de Londres. Son compatriote Ryan Lochte devait mettre fin à son règne, pavé de records et d'exploits: il n'en a rien été.

Les nageurs français: avec sept médailles, dont quatre d'or, les nageurs français ont surpassé les espoirs placés en eux. Jusque là, la France n'avait eu que trois champions olympiques: elle a donc plus que doublé son total en une semaine de compétition ! Yannick Agnel sur 200 m libre, Florent Manaudou sur 50 m libre, le relais 4x100 m libre et Camille Muffat sur 400 m libre ont ajouté leur nom à cette liste.

+Team GB+: loin d'être tétanisés par la pression d'évoluer à domicile, les athlètes britanniques ont, au contraire, su se transcender pour établir un bilan historique lors de ces Jeux. Les têtes d'affiche comme Jessica Ennis (heptathlon), Mo Farah (5000 m-10.000 m), Ben Ainslie (Finn), Chris Hoy (cyclisme sur piste) n'ont pas tremblé pour décrocher l'or. Troisièmes au classement des médailles derrière la Chine (2e) et les Etats-Unis (1er) avec 104 récompenses, ils repartent avec 29 médailles d'or, 17 en argent, 19 en bronze, soit 65 au total. A Pékin, le Team GB avait pris la 4e place avec 47 médailles, dont 19 d'or.

Le vélodrome: la piste en bois de Sibérie du vélodrome olympique de Stratford mérite l'adjectif de +magique+ tant elle semble favoriser les performances. Pas moins de 10 records du monde y ont été établis. Deux fois par la Chine et huit fois par les Britanniques. "Team GB" a d'ailleurs raflé 7 des 10 titres offerts dans une ambiance exceptionnellement chaude. Avec, en point d'orgue, "Hey Jude" des Beatles entonné à plein poumons par le public, dont Paul McCartney lui-même.

La reine: Elizabeth II a surpris tout le monde lors de la cérémonie d'ouverture. D'avantage réputée pour sa retenue, elle a ajouté une belle pincée d'humour en figurant dans un court film aux côtés de James Bond, autre grande figure nationale. A l'image, on la voit rejoindre le célèbre espion dans la cour de son château, grimper dans un hélicoptère et... sauter en parachute au-dessus du stade olympique. Evidemment, si la cascade est revenue à un professionnel, vêtu de la même robe, l'épisode a provoqué l'hilarité des spectateurs.

La météo: après trois mois de pluviométrie record, un nuage de doutes s'accumulaient dans le ciel des JO. Mais les averses ont miraculeusement cédé la place à un été anglais relativement clément. Certains matches de tennis à Wimbledon ont pâti de quelques ondées, les fins de soirées ont parfois été fraîches pour les beach-volleyeurs dont les matches étaient programmés tard mais dans l'ensemble, la météo a souri aux organisateurs. A l'image de ces gouttes de pluie qui se sont arrêtées de tomber, comme par enchantement, à quelques minutes du coup d'envoi de la cérémonie d'ouverture.

LES FLOPS

Les petits arrangements au badminton: le badminton a capté la lumière, mais il s'en serait bien passé. Lors des derniers matchs de poules qualificatives du tournoi de double féminin, quatre équipes voulaient absolument perdre pour avoir un adversaire moins coriace en quarts de finale. Problème: tout le monde s'en est rendu compte, et ces huit jeunes femmes ont été exclues du tournoi. Parmi elles, les Chinoises Yu Yang et Wang Xiaoli, championnes du monde 2011 et N.1 mondiales.

Ippon pour les Nippons ? Les Jeux de Londres ont été les pires de l'histoire pour le judo japonais, qui ne s'est adjugé qu'une seule médaille d'or sur les tatamis olympiques. L'équipe nippone termine le tournoi en 4e position au tableau des médailles, derrière la Corée du Sud, la France et la Russie. Soit le pire rang de son histoire, après même l'humiliante 3e place de Séoul en 1988.

La natation allemande: les nageurs allemands et leurs vedettes Britta Steffen et Paul Biedermann sont rentrés quasiment bredouilles de Londres, ce qui a provoqué des dissensions à l'heure du bilan. Aucun titre olympique, seulement une maigre médaille d'argent à se mettre sous la dent, en eau libre. Mais rien dans l'Aquatics centre où Steffen, championne olympique en titre, a été éliminée dès les demi-finales du 100 m nage libre. Le relais 4x100 m féminin, champion d'Europe en titre, n'est pas parvenu à se qualifier pour la finale. Enfin, Paul Biedermann, M. Steffen à la ville, a échoué en séries du 400 m nage libre, distance dont il détient le record du monde.

Le marcheur Alex Schwazer: champion olympique à Pékin sur 50 km, l'Italien a été exclu de la sélection italienne pour dopage. Contrôlé positif à l'EPO, l'athlète, qui a reconnu s'être dopé, est le premier athlète de renom privé des Jeux de Londres pour cette raison. "Ma carrière est terminée, j'ai fait une erreur. Je voulais être plus fort pour ces jeux Olympiques. J'avais tort. J'assume la responsabilité de ce qui s'est passé", a-t-il déclaré.

Liu Xiang encore: champion olympique du 110 m haies en 2004 à Athènes, le Chinois Liu Xiang était une des vedettes annoncées de ces Jeux. Après Pékin, où il avait été contraint de renoncer au dernier moment, lors de sa première série, il voulait prendre sa revanche. Mardi dernier, Liu avait le même dossard qu'en 2008, le 1356. Et cette fois il a bien pris le départ. Mais pour 10 mètres seulement. Jusqu'à la première haie, sur laquelle il est venu buter, avant de s'écrouler.

La Seleçao: la malédiction olympique s'est encore abattue sur l'équipe de football messieurs du Brésil. La Seleçao a beau être cinq fois championne du monde, elle n'a jamais décroché l'or aux JO. Elle a encore buté sur l'obstacle à Londres, supposé tremplin pour le Mondial-2014. Pourtant, Neymar et ses coéquipiers se sont hissés en finale mais le Mexique, auteur d'un but dès la 28e seconde, s'est interposé pour l'emporter 2 à 1.

Le couac du drapeau nord-coréen: la rencontre entre les footballeuses colombiennes et nord-coréennes a été marquée par un incident diplomatique, puisque les organisateurs ont confondu drapeaux nord-coréen et sud-coréen. Les joueuses nord-coréennes, voyant leur photo respective associée au mauvais drapeau sur le tableau d'affichage, ont refusé une heure durant de rentrer sur la pelouse, avant de recevoir de plates excuses. "Nous étions en colère parce que nos joueuses ont été présentées comme si elles étaient de Corée du Sud, ce qui est quelque chose qui touche beaucoup comme vous le savez sûrement", a indiqué le sélectionneur de la Corée du Nord Sin Ui-gun.

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