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Force militaire au Mali: "peu de choses ont été faites" (ministre Défense)

13/08/2012 09:03 EDT | Actualisé 13/10/2012 05:12 EDT

Le ministre malien de la Défense, le colonel Yamoussa Camara, a estimé lundi que "très peu de choses ont été faites" concernant l'envoi possible d'une force ouest-africaine au Mali dont le Nord est occupé par des islamistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

"L'agression dont est victime le Mali focalise, à juste raison, l'attention de la communauté internationale", a déclaré le colonel Camara à l'ouverture à Bamako d'une réunion des chefs d'état-major de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

"Malheureusement, au-delà des déclarations de principe et d'élaboration des procédures opérationnelles, très peu de choses ont été faites sur le terrain', a-t-il ajouté.

La réunion extraordinaire de Bamako est destinée à "finaliser" l'éventuel déploiement au Mali de quelque 3.300 soldats que la Cédéao se dit prête à envoyer mais dont les contours restent encore flous.

"L'appui et l'assistance de la Cédéao suscitent beaucoup d'espoir dans la recherche de solution au problème existentiel que connaît le Mali", a ajouté le ministre. "Malgré le caractère transnational de la menace, toute stratégie de sortie de crise devrait être axée sur le rôle politico-militaire central du Mali", a-t-il estimé.

Selon un document interne à la rencontre consulté par l'AFP, la force ouest-africaine devra dans un premier temps sécuriser à Bamako le régime de transition mis en place après le retrait du pouvoir en avril de putschistes qui avaient renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré (ATT).

Puis une seconde phase prévoit la formation et l'entraînement de l'armée malienne, totalement désorganisée, démoralisée et sous-équipée, avant une intervention dans le nord du pays pour y combattre les groupes armés islamistes.

Il est également prévu que la force de la Cédéao porte secours aux dizaines de milliers de Maliens déplacés par l'occupation du Nord par les islamistes qui y appliquent la charia (loi islamique) avec brutalité.

La Cédéao souhaite obtenir un mandat de l'ONU pour le déploiement de sa force qui dépend en outre d'une demande officielle des autorités de transition maliennes en cours de réorganisation.

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