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Nigeria: les forces armées affirment avoir tué 20 membres présumés du groupe islamiste Boko Haram

12/08/2012 04:08 EDT | Actualisé 12/10/2012 05:12 EDT

Les forces armées nigérianes ont tué dimanche 20 membres présumés du groupe islamiste Boko Haram à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, a déclaré à l'AFP un haut responsable de l'armée.

Un soldat a également été tué et deux autres ont été blessés dans la fusillade, a ajouté ce responsable, le commandant Victor Ebhaleme.

"Nous avons eu des informations selon lesquelles des membres présumés de Boko Haram étaient réunis à un endroit particulier de Maiduguri. Nos hommes se sont mobilisés, ce qui a conduit à une fusillade. Vingt terroristes présumés ont été tués tandis qu'un soldat est mort dans l'opération et que deux autres ont été blessés", a déclaré M. Ebhaleme.

L'armée n'a procédé à aucune arrestation à l'issue de ce raid mené contre une cache de Boko Haram dans le quartier de Gwaidamgari, dans la ville de Maiduguri, berceau du groupe.

Depuis l'été 2009, Boko Haram a mené de nombreux attentats à la bombe et attaques à main armée qui ont fait plus de 1.000 morts au Nigeria, premier producteur de pétrole et pays le plus peuplé d'Afrique. Ces attaques ont eu lieu pour la plupart dans le nord et le centre du pays.

Le groupe a intensifié ses attaques depuis le début du ramadan.

L'armée avait découvert cette semaine deux caches d'armes de Boko Haram, l'une à Tudun Bayero, une localité située à environ 10 kilomètres de Kano, la plus grande ville du nord du Nigeria, l'autre à Maiduguri. Elle avait saisi au total une quarantaine d'engins explosifs, plus d'un millier de cartouches de munitions ainsi que des fusils d'assaut.

Le président nigérian Goodluck Jonathan est confronté à une pression croissante pour enrayer le cycle des violences attribuées à Boko Haram.

Lors de sa visite au Nigeria, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton l'avait pressé jeudi à Abuja de donner un nouvel élan aux réformes dans son pays pour juguler l'islamisme.

En juin, Washington a inscrit trois membres présumés de Boko Haram, leur chef Abubakar Shekau et deux autres militants, sur la liste des "terroristes internationaux", permettant de geler leurs avoirs aux Etats-Unis.

abu-joa/sd

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