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Legault dévoile les 94 engagements de sa plateforme électorale

12/08/2012 11:34 EDT | Actualisé 12/10/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - François Legault a dévoilé les 94 engagements de sa plateforme électorale, dimanche à Québec, et, parmi les nouveautés: un ménage des structures de gouvernance à Montréal et la tenue d'un vote secret avant de reconnaître un nouveau syndicat. La loi et l'ordre y sont aussi promus.

C'est entouré de plusieurs de ses candidats, dont ses vedettes Jacques Duchesneau et Gaëtan Barrette, que le chef de la Coalition avenir Québec a dévoilé cette plateforme électorale, alors que le tiers de la campagne est passé.

Pour la métropole, il ne veut plus de 103 élus, soit 1 maire, 18 maires d'arrondissements et 84 conseillers. New York, dit-il, a 51 conseillers municipaux et Toronto 44. Un gouvernement de la CAQ éliminerait les postes de conseillers d'arrondissement et réduirait le nombre de conseillers municipaux à «moins de 50».

Il veut également revoir le partage des pouvoirs entre les arrondissements et la ville centre, de façon à ce que Montréal dispose de plus de pouvoirs.

Invité à donner des exemples de pouvoirs accrus pour la ville centre, M. Legault a cité celui de la gestion de la circulation et du problème du Plateau Mont-Royal. «Il y a consensus pour dire qu'il y a eu trop de décentralisation sur certains pouvoirs. Il faut redonner certains pouvoirs pour être capable de faire fonctionner Montréal. Il faut s'assurer que les gens puissent circuler, que la circulation pour les entreprises puisse bien se faire, même si ça passe à travers différents arrondissements de Montréal.»

Il veut également remplacer l'Agence métropolitaine de transport par une société d'État ayant un mandat plus restreint. Cette nouvelle société d'État s'occuperait encore de planifier, financer et réaliser les infrastructures de transport, mais l'exploitation du réseau et la redistribution des fonds du transport collectif seraient confiées aux paliers municipal et métropolitain.

Travail

En matière de relations de travail, un gouvernement de la CAQ modifierait le Code du travail pour imposer le scrutin secret pour la reconnaissance d'un nouveau syndicat. Il s'agit là d'une demande patronale de longue date. A l'heure actuelle, un nouveau syndicat, pour être reconnu, doit faire signer des cartes d'adhésion à une majorité de travailleurs.

La plateforme de la CAQ dit vouloir permettre aux travailleurs de se prononcer de manière anonyme «à l'abri des pressions que peuvent leur faire subir organisateurs syndicaux et collègues favorables à l'accréditation».

Justice

La loi et l'ordre font aussi une entrée remarquée dans la plateforme caquiste. On y reconnaît des termes fréquemment utilisés par le gouvernement fédéral de Stephen Harper. «Nous devons cesser d'être aussi permissifs pour les auteurs de crimes graves. Les citoyens en ont assez des sentences bonbons données pour des crimes violents contre la personne, en particulier les agresseurs sexuels, et pour les criminels de la route», est-il écrit dans la plateforme caquiste.

Un gouvernement de la Coalition avenir Québec «entend donc faire preuve d'une plus grande sévérité face à ce type de crimes».

Quand on lui a demandé ce qu'un gouvernement qu'il dirigerait pourrait faire à ce sujet, compte tenu du fait que le Code criminel relève du fédéral, M. Legault a répondu vaguement: «il y a effectivement des ententes qui devront être faites avec le gouvernement fédéral dans certains dossiers, mais il y a certains dossiers sur lesquels on veut agir».

Les autres thèmes plus connus de la CAQ sont, bien sûr, réitérés dans cette plateforme, soit le «grand ménage», qu'il s'agisse de lutte contre la corruption, de révision du financement des partis politiques, de réduction des dépenses de l'État, de réduction des effectifs chez Hydro-Québec, du remboursement de la dette, de s'assurer que chaque Québécois ait accès à un médecin de famille, de combattre le décrochage scolaire, de protéger les sièges sociaux et la propriété québécoise des grandes entreprises québécoises, de hausser le salaire des enseignants tout en les soumettant à une évaluation.

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