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La Chine demeure une superpuissance du plongeon, mais les autres comblent l'écart

12/08/2012 06:42 EDT | Actualisé 12/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - La Chine demeure une superpuissance du plongeon.

Mais lentement, les autres pays comblent leur retard.

Parlez-en à David Boudia, qui quitte Londres avec une médaille d'or autour du cou.

Faisant la démonstration que la Chine n'est pas invincible, Boudia a causé la surprise en devançant Qiu Bo à la tour de 10 mètres, samedi, dernière soirée de compétitions au Centre aquatique du Parc olympique de Londres. Du coup, les Américains ont obtenu leur première médaille d'or olympique en plongeon depuis les Jeux de Sydney en 2000.

«Ça démontre que les autres pays rattrapent la Chine, a mentionné Boudia. Ils ne sont plus aussi dominants.»

Les Chinois continuent néanmoins à être la référence en plongeon. Ils ont enlevé six des huit médailles d'or à Londres, mais c'est une de moins qu'à Pékin en 2008. Encore une fois, ils ont été privés d'un balayage de toutes les épreuves, ce qui est devenu la norme pour eux.

«La pression est un phénomène étrange, a expliqué Lin Yue, qui a terminé sixième à la tour. Vous ne pouvez la voir, mais parfois vous la ressentez.»

Boudia était aussi calme qu'il est possible de l'être. À son dernier plongeon à la tour, il a mérité la meilleure note de la journée, ce qui lui a suffi pour devancer Qiu par 1,80 point.

C'était la compétition la plus serrée à la tour chez les hommes depuis la dernière des médailles d'or de Greg Louganis en 1988. Il s'agissait aussi de la première médaille d'or d'un Américain depuis la victoire de Mark Lenzi au tremplin à Barcelone il y a deux décennies.

«C'est tellement suréaliste en ce moment, a confié Boudia. J'ai du mal à y croire.»

C'était également le cas de Qiu, qui a réussi un dernier plongeon qui était presque aussi solide que celui de Boudia et qui s'est contenté de la médaille d'argent. Le champion du monde en titre et grand favori a tourné le dos au tableau quand il a vu le classement final, se cachant le visage — et sa déception évidente — contre le mur derrière la tour.

«Je suis encore jeune, a ensuite mentionné le médaillé d'argent âgé de 19 ans. Je serai de retour dans quatre ans.»

Qiu a rejeté l'hypothèse que les Chinois sont en perte de vitesse.

«Le résultat d'aujourd'hui n'aura aucune incidence sur notre plan d'avenir, a-t-il poursuivi par le biais d'un interprète. Je crois que l'équipe chinoise est la meilleure. Nous formons l'équipe la plus forte.»

Louganis, qui avait pris ses distance de Plongeon USA au cours des dernières années, est de retour à titre de mentor pour les athlètes, question de faire profiter de son expérience de quadruple médaillé d'or.

«Nous allons dans la bonne direction, a soutenu Louganis. Mais nous avons encore une longue route à faire.»

La Chine a gagné un total de 10 médailles, plus du double des États-Unis, au deuxième rang avec quatre. Mais les Américains sont enchantés de leur performance après avoir été blanchis à Athènes et Pékin. Leur nouveau directeur technique, Steve Foley, a mis davantage l'emphase sur les épreuves en synchro, une stratégie payante qui a procuré une médaille d'argent et deux de bronze.

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