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JO-2012 - Radio Londres: le meilleur des "ils ont dit"

12/08/2012 11:00 EDT | Actualisé 12/10/2012 05:12 EDT

Voici les déclarations les plus frappantes recueillies par les journalistes de l'AFP lors des jeux Olympiques 2012 qui se sont terminés dimanche.

25 JUILLET

"Monsieur le Président, pouvez-vous me dire, selon vous, à quel âge on n'est plus dépendant de ses parents ?"

-- La Princesse Anne, membre du CIO et fille de la Reine d'Angleterre, au président du CIO Jacques Rogge, lors du débat sur l'extension des sanctions à l'entourage des jeunes athlètes en cas de dopage.

"Je crois me souvenir que je me réveillais d'une sieste, c'est pour cela que j'ai les cheveux qui partent dans tous les sens".

-- Le nageur américain Michael Phelps à propos de la photo de son accrédition pour entrer au Village olympique.

26 JUILLET

"Je suis toujours prêt. Maintenant, c'est tout pour les jeux. J'ai eu des petits problèmes, mais je suis prêt".

-- La star jamaïcaine de l'athlétisme Usain Bolt, triple champion olympique 2008, résolument optimiste malgré ses revers face à son compatriote Yohan Blake et ses pépins physiques.

"Si je perds, je vais devoir mettre une robe aux couleurs de l'Union Jack (le drapeau britannique, NDLR) et faire de l'aviron sur le bassin olympique".

-- La ministre australienne des Sports Kate Lundy à propos de son pari avec son homologue britannique, Hugh Robertson

"Ce sont des membres de ma famille, pourquoi je devrais trouver cela étrange?"

--- Zara Phillipps, petite-fille de la Reine d'Angleterre et membre de l'équipe de Grande-Bretagne de concours complet, à propos de son prestigieux "fan-club", ses cousins, les Princes Harry et William, Kate Middleton, l'épouse de William.

27 JUILLET

"On s'en fout de la Reine. J'ai reçu un message sur Twitter de Johnny Marr et un autre de Robbie Fowler, Dieu lui-même m'a écrit!"

-- Le Britannique Bradley Wiggins, à sa femme qui n'en revient toujours pas d'avoir reçu une lettre d'Elizabeth II après la victoire de son époux dans le Tour de France 2012 alors que lui n'en revient toujours pas d'avoir été félicité par le guitariste des Smiths et par l'ancien joueur de Liverpool.

"Chaque fois qu'Adrien pédale, c'est l'Afrique qui roule avec lui".

-- Aimable Bayingana, président de la Fédération rwandaise de cyclisme, à propos du VTTiste Adrien Niyonshuti, porte-drapeau du Rwanda.

28 JUILLET

"C'était sympa de voire Michelle dans notre loge. Je savais qu'elle allait venir, il était impossible de ne pas la voir. J'adore sa robe (...) Elle m'a fait mieux jouer, je me suis même senti mieux en la voyant".

-- L'Américaine Serena Williams après sa victoire face à la Serbe Jelena Jankovic, suivie par Michelle Obama, l'épouse du président américain Barack Obama.

"Le bébé va bien. Je lui ai dit de bien se comporter. Je n'ai senti que trois ou quatre coups pendant la compétition. J'essayais alors de bien respirer pour me calmer".

-- La Malaisienne Nur Suryani Mohd Taibi, enceinte de huit mois, après l'épreuve de tir à la carabine 10 m dont elle s'est classée 34e samedi.

"Non, il n'a pas fallu la convaincre. Je crois qu'elle a vraiment tout de suite beaucoup aimé le concept de la cérémonie d'ouverture imaginé par Danny Boyle".

-- Jackie Brock-Doyle, porte-parole du comité d'organisation des JO-2012, à propos du rôle joué par Elizabeth II dans la séquence mettant en scène la Reine d'Angleterre avec Daniel Craig, l'interprète de James Bond.

29 JUILLET

"On parlait d'elle au dîner, elle est impressionnante. Si elle avait été avec moi (en course), elle m'aurait peut-être battu".

-- L'Américain Ryan Lochte, champion olympique du 400 m 4 nages à propos de la Chinoise Ye Shiwen, devenue à la surprise générale championne olympique du 400 m 4 nages, à 16 ans.

"Le but, c'était d'être aux Jeux et de profiter de chaque moment. J'aurai maintenant la chance d'être dans les tribunes pour regarder les autres courses".

-- La Française Laure Manaudou, éliminée dès son entrée en lice du 100 m dos avec le 22e temps des séries.

"Merci aux journalistes qui ont écrit ces choses pas très gentilles sur moi parce que je ne me suis jamais sentie aussi aimée de ma vie".

-- L'Australienne Leisel Jones, blessée par un article de la presse australienne qui, photos peu flatteuses à l'appui, a remis en cause son état de forme.

30 JUILLET

"Elles sont luisantes comme des loutres mouillées".

-- Boris Johnson, le maire de Londres, à propos des joueuses de beach-volley.

"Je suis un grand amateur de beach-volley. J'aime tellement cela que je me suis fait installer mon propre terrain".

-- Le prince Albert II de Monaco, membre du CIO, présent lundi sur les épreuves de beach-volley.

31 JUILLET

"L'Espagne devrait donner un prix à M. et Mme Gasol. Ils sont très importants pour le basket espagnol".

-- L'entraîneur de l'équipe de basket d'Australie Brett Brown, soulignant l'apport des frères Pau et Marc Gasol.

"J'ai parfois peur de moi-même, je suis constamment à 99°C, je suis comme l'eau qui est sur le point de bouillir. Je fais tout pour que le couvercle reste sur la casserole".

-- L'Allemand Robert Harting, avant le concours du lancer du disque qu'il a remporté.

"C'est trop tôt pour moi, je ne suis pas du matin. Mon corps doit s'adapter. Je joue trop tôt donc je joue comme si j'étais endormi".

-- L'Indonésien Taufik Hidayat, champion olympique 2004 de badminton, qui vit des matins difficiles.

"La nourriture anglaise est vraiment terrible, alors ici je ne mange que chez McDonalds, j'adore ça".

-- Ye Shiwen, la nageuse chinoise championne olympique du 200 et 400 m 4 nages.

1ER AOUT

"Je crois que nous faisons preuve de retenue naturelle et de politesse en tant que pays-hôte en n'accumulant pas les médailles d'or".

-- Le maire de Londres Boris Johnson, à propos de l'incapacité, jusqu'à mercredi, des sportifs britanniques à remporter un titre olympique.

"Nous étions déjà qualifiées, pourquoi aurions-nous dû gaspiller notre énergie ?"

-- La Chinoise Yu Yang après avec sa défaite-surprise avec sa partenaire Wang Xiaoli face aux Sud-Coréennes Jung Ky-ung et Kim Ha-na. Elles font partie des huit joueuses qui ont été exclues des JO pour "ne pas avoir fait tout leur possible pour gagner" leur dernier match de poule.

"On doit reconnaître qu'il est tout en haut, mais est-il le plus grand? De mon point de vue, probablement pas".

-- Le président du comité d'organisation des JO de Londres, Sébastien Coe, lui-même double champion olympique, à propos de Michael Phelps, devenu avec 22 médailles olympiques l'athlète le plus récompensé de l'histoire.

2 AOUT

"Je me suis entraîné beaucoup, beaucoup, beaucoup. Pas de boisson, pas de filles. Et maintenant ? Beaucoup de boisson!"

-- Le Hongrois Richard Bognar, sixième de la finale du double trap

"On ne va pas s'asseoir sur un pouf en pensant que tout est fait. Il faut rester concentré".

-- Le basketteur français Ronny Turiaf, après la victoire sur la Lituanie qui qualifie presque la France pour les quarts de finale

3 AOUT

"La cantine est aussi grande qu'un terrain de football. Il y a tellement de nourriture à disposition que les joueurs en glissent dans leurs poches et en montent dans leur chambre. Ils n'ont jamais vu autant de nourriture de leur vie".

-- Le sélectionneur mexicain Luis Fernando Tena, à propos du Village olympique.

"Une carabine n'est pas une femme, mais il faut s'en occuper et lui porter une attention pleine de tendresse et d'amour."

-- Le Bélarusse Sergei Martynov après sa victoire en carabine 50 m couché.

"Je sais que David (Beckham) vit un mariage heureux, mais ma mère a encore de gros espoirs".

-- La rameuse britannique Anna Watkins, médaillée d'or du deux de couple, qui souhaite ardemment rencontrer David Beckham.

4 AOUT

"Même les prisonniers ont le droit de recevoir la visite de leur femme".

-- Le sprinteur de St Kitts et Nevis Kim Collins, qui ne s'est pas aligné au départ des qualifications du 100 m, visiblement en raison d'une altercation avec sa Fédération.

"Ca donne des ampoules, des brûlures, des irritations. Ce n'est pas très joli, pas très féminin ni très glamour. Mais si ça inspire quelqu'un pour continuer ce sport après l'école, j'en serais heureuse".

-- La rameuse australienne Kim Crow, après sa 3e place en skiff.

5 AOUT

"J'espère que cette médaille encouragera les enfants dans mon pays à poser leurs pistolets et couteaux et à enfiler une paire de baskets à la place".

-- Erick Barrondo, en argent sur 20 km marche et premier Guatémaltèque a être médaillé olympique.

"Il y avait tellement de bruit qu'on se serait cru en boîte de nuit".

-- La marathonienne Freya Murray, à propos de l'ambiance sur le parcours.

6 AOUT

"Je suis toujours le N.1, toujours le meilleur. Et en plus avec le deuxième meilleur chrono de tous les temps. Mais je n'en ai pas encore fini."

-- Le Jamaïcain Usain Bolt, champion olympique du 100 m.

"Ils se sont trahis eux-mêmes, ils nous ont laissés tomber, ils ont laissé tomber le peuple indien, je présente mes excuses. Il va nous falloir remédier à cela, ce qui se présente à nous demande beaucoup de travail et se fera dans la douleur".

-- L'entraîneur de l'équipe de hockey sur gazon indienne Michael Nobbs après la quatrième défaite de ses joueurs, éliminés du tournoi olympique.

"Je ne pouvais rien faire, si ce n'est lui balancer un évier de cuisine ou lui rouler dessus avec un bus".

-- La Britannique Natasha Jonas après sa défaite (26-15) contre l'Irlandaise Katie Taylor en quarts de finale du tournoi olympique.

7 AOUT

"Valegro a fait passer le dressage à un autre niveau. Il est le Lionel Messi des chevaux, très beau, détendu et souple".

-- Will Connell, directeur de l'équipe britannique d'équitation, à propos de la monture de la cavalière britannique Charlotte Dujardin.

"Si tu veux faire un essai à ManU, appelle moi, j'en parlerai au patron".

-- Le défenseur anglais de Manchester United Rio Ferdinand à Usain Bolt, le maître jamaïcain du 100 m

8 AOUT

"C'est un honneur d'être appelé la Tony Parker au féminin".

-- La basketteuse française Céline Dumerc.

"A Pékin, j'ai fait la course avec le taux d'hémoglobine d'un anémique, ce qui démontre que je ne pouvais pas être dopé."

-- Le marcheur italien Alex Schwazer, exclu cette semaine pour dopage des épreuves olympique de Londres.

9 AOUT

"Les médailles de bronze, c'est pour les +losers+, mais je vais affronter un gars qui m'a battu 15-0 à Pékin. L'objectif, c'est de marquer au moins un point".

-- L'Irlandais Paddy Barnes, avant d'affronter en demi-finale des moins de 49 kg le Chinois Zou Shiming, sacré en 2008 à Pékin.

"Je suis sûr que ces JO auront une place spéciale dans l'histoire des JO".

-- Denis Oswald, président du comité de coordination du Comité international olympique (CIO).

"J'ai déjà dit que je ne savais pas faire les demi-finales, on dirait maintenant que je ne sais pas non plus faire les matches pour la 3e place..."

-- Bruno Bini, sélectionneur de l'équipe de France de football féminin après la défaite des Bleues jeudi contre le Canada (1-0) pour la médaille de bronze. Au Mondial-2011, la France a perdu sa demi-finale et son match de classement.

10 AOUT

"Si vous ne dîtes pas à tous les gens de vos pays, à la télé, à la radio et dans les journaux, que je suis une légende vivante, je ne donnerai plus jamais d'interview".

-- Usain Bolt sur le ton de la plaisanterie, en conclusion de sa conférence de presse après l'or du 200 m.

"La course de Rudisha restera dans l'histoire comme l'une des plus grandes victoires olympiques".

-- Sebastian Coe, ancien maître du 800 m devenu président du comité d'organisation des JO de Londres, après la victoire-record du Kényan Rudisha sur la distance.

"Imaginez courir un 800 m en retenant votre souffle durant les 2/3 de la course, en faisant des mouvements tout en étant synchro avec plusieurs autres personnes: vous avez alors une idée de combien c'est difficile".

-- La Britannique Adele Carlsen, ancienne nageuse de synchronisée qui travaille désormais avec l'équipe britannique.

"Le pays qui a inventé le sport moderne a contribué à donner une nouvelle vie à l'esprit de fair play et de compétition".

-- Jacques Rogge, président du Comité international olympique, à propos du Royaume-Uni.

11 AOÛT

"Je ne réalisais pas à quelle distance j'étais de la ligne d'arrivée, donc quand j'ai commencé à taper dans les mains du public sur le Mall, mon bras a rapidement fatigué. Tout le monde n'a pas eu sa tape, mais j'ai vraiment apprécié."

-- Le Britannique Dominic King, à l'issue du 50 km marche.

"C'est comme quand on fait la fête. Quand on est dedans, on ne se rend pas compte. Mais le lendemain, on se dit +Plus jamais cela+. Pendant toute la course, je n'arrêtais pas de me dire +mais qui a inventé ce sport de malade? Qui a décidé qu'il fallait marcher 50 km ?"

-- Le Français Bertrand Moulinet, 12e du 50 km marche

bur-jr/sg

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