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JO-2012 - Des Russes renversants enfin sacrés

12/08/2012 11:21 EDT | Actualisé 12/10/2012 05:12 EDT

Des Russes renversants ont enfin été sacrés champions olympiques de volley-ball en sauvant deux balles de match face au Brésil avant de l'emporter 3 sets à 2 dans une superbe finale (19-25, 20-25, 29-27, 25-22, 15-9), dimanche à Londres.

La Russie, éternelle favorite mais toujours déçue, n'avait plus gagné de titre majeur depuis la fin de l'Union soviétique. Sa dernière médaille d'or olympique datait des Jeux de Moscou en 1980.

C'est un coup de poker tactique de l'entraîneur Vladimir Alekno, l'ancien coach de Tours, qui a permis aux Russes de renverser la situation. Après deux sets dominés de la tête et des épaules par les Brésiliens, qui semblaient devoir confirmer leur succès en poule (3-0), le Bélarusse a décidé de faire passer le géant Dmitryi Muserskiy du centre en pointe.

Du haut de ses 2,18 m, l'attaquant a dès lors été inarrêtable au filet (31 points). Avec le pointu habituel, Maxim Mikhaïlov, placé sur l'aile gauche (17 points), l'immense Russie --près de 2,05 m de moyenne pour le six de départ-- était désormais d'une puissance de feu telle que les Brésiliens n'ont pas trouvé de réponse, malgré les beaux efforts du libéro Sergio en défense.

Les vert et or ont pourtant eu l'occasion de boucler le match avant que ce changement stratégique ne les mette complètement dans les cordes, lorsqu'ils ont mené 22 à 19, puis manqué deux balles de match dans la troisième manche.

La perte de ce set après une série d'échanges d'une intensité extraordinaire a fait passer définitivement l'euphorie dans le camp russe. L'entrée en jeu des vétérans Giba à l'attaque et Ricardo à la passe n'a pas pu inverser la tendance ni sur le terrain ni dans les tribunes, où les supporteurs brésiliens l'avaient aussi largement emporté pendant deux sets et demi.

Cette victoire marque le retour au premier plan d'une des plus grandes écoles de volley-ball, dominante jusqu'au début des années 1980. Elle récompense aussi l'un des meilleurs joueurs mondiaux de sa génération, l'attaquant Sergey Tetyukhin, enfin consacré à 36 ans après avoir été de toutes les campagnes depuis quinze ans.

Quant à Muserskiy et Mikhaïlov, âgés seulement de 23 et 24 ans, ils sont les nouveaux leaders naturels d'une équipe dont l'ambition sera de prendre la suite du Brésil en tant que N.1 mondial.

L'échec est cruel en revanche pour les Sud-Américains, de très loin la meilleure équipe de la décennie avec une médaille d'or aux JO d'Athènes, trois Championnats du monde et huit Ligues mondiales sous la houlette de l'entraîneur Bernardinho, mais touchée une nouvelle fois par la malédiction olympique quatre ans après la défaite face aux Etats-Unis à Pékin.

fbx/jr

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