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Barrette croit qu'un gouvernement de la CAQ n'aura pas besoin du privé en santé

12/08/2012 11:52 EDT | Actualisé 12/10/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Le programme de la Coalition avenir Québec a beau proposer un projet-pilote de privé en santé, son candidat vedette Gaëtan Barrette, identifié comme futur ministre de la Santé, croit qu'un éventuel gouvernement caquiste pourra vraisemblablement faire sans.

Interrogé dimanche à Québec, après qu'il eut participé au lancement de la plateforme électorale de son parti, M. Barrette a plaidé qu'avant de recourir au privé en santé, il faudra d'abord que le système public soit utilisé à pleine capacité, ce qui n'est pas le cas, selon lui.

La plateforme électorale de la CAQ mentionne que «pour tester l'efficacité de la mixité public-privé en santé», la CAQ déploierait un «projet-pilote en vertu duquel des médecins pourraient être rémunérés par le secteur privé à la condition d'avoir accompli un nombre d'heures suffisant dans un établissement public».

Cette promesse a été puisée du programme de l'ancienne Action démocratique du Québec, qui a contribué à la naissance de la Coalition avenir Québec.

Or, selon le candidat Barrette, ce projet-pilote ne verra le jour que «lorsqu'on aura atteint la pleine efficacité du système public et on est loin de là».

«J'ai toujours dit que le privé avait sa raison d'être à la condition expresse et absolue que le public ne soit plus capable de faire ce qu'il a à faire», a précisé le candidat Barrette.

Il a donné l'exemple d'un bloc opératoire où il ne se fait, par exemple, qu'une chirurgie de prothèse de la hanche par jour, alors que ce bloc opératoire pourrait en faire cinq. Selon son raisonnement, il faudra d'abord voir à ce que ce bloc opératoire atteigne sa pleine capacité de cinq chirurgies avant de penser recourir au privé.

«Lorsque nous aurons atteint la pleine efficacité du système public, je postule que nous n'aurons pas besoin du privé», a-t-il avancé.

Et il est même allé jusqu'à dire: «je m'attends à ce qu'on arrive à la pleine efficacité dans le système public dans un premier mandat» de la CAQ.

«Nous, à la CAQ, on dit qu'on a la capacité de faire plus avec l'argent qui est dans le système actuellement», a résumé l'ancien représentant du syndicat des médecins spécialistes.

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