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Attaque du Sinaï: pas de preuve de l'implication de Palestiniens (Hamas)

12/08/2012 12:41 EDT | Actualisé 12/10/2012 05:12 EDT

Le mouvement Hamas a affirmé dimanche qu'il n'existait pour le moment aucune preuve de l'implication de Palestiniens de la bande de Gaza dans l'attaque qui a tué 16 gardes-frontière égyptiens il y a une semaine dans la péninsule du Sinaï.

"Jusqu'à ce jour, ni les services de sécurité palestiniens, ni les Egyptiens n'ont la preuve qu'un parti à Gaza ait soutenu ou exécuté cette attaque", a expliqué Salah al-Bardawil, un des dirigeants du mouvement Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

"L'Egypte n'a livré au gouvernement (du Hamas) de Gaza aucune accusation ni fourni la moindre information sur l'implication de Palestiniens", a ajouté M. al-Bardawil au cours d'une conférence de presse.

"S'il est prouvé qu'un Palestinien est impliqué, alors des mesures seront prises", a-t-il promis, assurant que le Hamas serait "le premier à poursuivre les criminels".

Selon un haut responsable de la sécurité égyptienne, cité par l'agence officielle égyptienne Mena, les hommes armés responsables de l'attaque dans le Sinaï, le 5 août, étaient des "jihadistes" venus de la bande de Gaza voisine.

Des sources des services de sécurité égyptiens avaient suggéré que certains assaillants s'étaient infiltrés en Egypte à travers les tunnels de contrebande creusés sous la frontière avec la bande de Gaza, poussant le Hamas à les fermer.

Le 6 août, l'armée égyptienne avait affirmé que le commando avait été appuyé au moment de l'assaut par des tirs de mortier provenant de l'enclave palestinienne.

"Nous sommes bien conscients que l'Egypte est sous le choc après ce crime, mais le peuple palestinien ne doit pas être la victime ou la cible de représailles sans preuve", a plaidé M. Bardawil, en faisant allusion à la décision de l'Egypte de fermer le passage frontalier de Rafah, seule porte de Gaza vers l'étranger non contrôlée par Israël.

Par ailleurs, l'Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas a dénoncé comme une "menace" à la sécurité la contrebande via les tunnels creusés entre la bande de Gaza et l'Egypte.

Ces tunnels ont été fermés à la suite de l'attaque dans le Sinaï, interrompant le trafic de marchandises, de produits alimentaires et de matériaux de construction qui transite par ce biais depuis le blocus imposé par Israël à Gaza en 2006.

"L'Autorité palestinienne exprime son entière solidarité avec l'Egypte et appuie les mesures prises par ce pays, y compris celles visant à fermer les tunnels de contrebande", a déclaré Tayeb Abdelrahim, conseiller du président Abbas, dans un communiqué reçu par l'AFP.

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