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Syrie: un général des pasdaran parmi les otages iraniens, selon l'opposition en exil

11/08/2012 12:18 EDT | Actualisé 11/10/2012 05:12 EDT

Un général des pasdaran, les Gardiens de la Révolution iranienne, fait partie des 48 otages enlevés le 4 août en Syrie par un groupe de la rebellion armée, selon le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, groupe d'opposition en exil).

"Parmi les personnes faites prisonnières se trouve le commandant en chef des Gardiens de la Révolution de la province de l'Azerbaïdjan occidental", province iranienne située dans le nord-ouest de l'Iran, "le général des pasdaran Abedine Khoram", a affirmé samedi Afchine Alavi, l'un des représentants du CNRI à Paris, dans un communiqué.

Il a indiqué détenir ces informations grâce à "des renseignements sûrs provenant des sources de l'organisation des moudjahidine du peuple en Iran".

Le commandant en chef adjoint et plusieurs officiers de cette force basée à Ouroumieh, dans l'Azerbaïdjan occidental, font également partie des otages, a-t-il ajouté.

Selon Afchine Alavi, "depuis plusieurs mois, les Gardiens de la Révolution dépêchent des troupes et officiers depuis l'ensemble de l'Iran" en Syrie. "A ce jour, de nombreux généraux des pasdaran sont sur le terrain en Syrie", assure-t-il.

Il affirme que ces éléments de la garde prétorienne iranienne "sont briefés pour se présenter comme des pèlerins. On leur enseigne même le parcours des pèlerins et le rituel. Ils sont envoyés en Syrie sans armes. C'est une fois sur place qu'ils sont armés".

Les combattants de la brigade Al-Baraa de l'Armée syrienne libre (ASL, formée de déserteurs et de civils ayant pris les armes) ont revendiqué l'enlèvement des 48 Iraniens.

Selon l'ASL, ces otages sont des "membres des Gardiens de la Révolution" et non des pèlerins chiites, comme l'affirme l'Iran.

L'Iran a démenti qu'ils soient des membres des Gardiens de la Révolution et affirmé qu'il s'agissait de pèlerins enlevés près de Damas sur la route de l'aéroport.

"Un certain nombre de ces personnes (enlevées, ndlr) sont des retraités des Gardiens de la Révolution et de l'armée mais aussi d'autres administrations", a toutefois précisé mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi.

L'Iran a demandé l'aide d'Ankara et de Doha, qui soutiennent l'opposition syrienne, pour obtenir la libération de ces otages.

Le CNRI, dont les moudjahidine du peuple sont la principale composante, est considéré comme la principale organisation d'opposition iranienne en exil. Sa direction est basée en région parisienne.

nou/sd

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