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Syrie: Paris engagé dans la "recherche obstinée d'une solution politique" (Hollande)

11/08/2012 09:32 EDT | Actualisé 11/10/2012 05:12 EDT

Le président français François Hollande a souligné samedi à Varces (est) que la France était engagée dans la "recherche obstinée d'une solution politique en Syrie", lors d'un hommage au 88e soldat français mort en Afghanistan.

M. Hollande a rappelé que Paris déployait ces jours-ci un hôpital de campagne en Jordanie, "au plus près de la frontière avec la Syrie pour venir en aide aux réfugiés mais aussi aux combattants qui font face à une répression menée par un régime qui n'est plus animé que par la seule peur de sa propre fin".

Un avion cargo avec près de 100 tonnes de matériels à bord, destinés à la mise en place de ce groupement médico-chirurgical à la frontière jordano-syrienne, a décollé samedi matin d'une base aérienne du sud de la France pour la Jordanie. Ce chargement, contenant des médicaments, des équipements et de la logistique, vient compléter un premier envoi de 20 tonnes de matériel médical jeudi.

A ce "devoir humanitaire", s'ajoute "un soutien à l'opposition syrienne" et "la recherche obstinée d'une transition politique en Syrie", a-t-il poursuivi.

"En Afghanistan, comme dans d'autres régions du monde, nos soldats se battent pour la paix, se battent pour la stabilité, se battent pour les droits de l'Homme et, à chaque fois sous le mandat des Nations unies", a déclaré François Hollande devant le cercueil du major Franck Bouzet, revêtu du drapeau tricolore.

L'ex-président Nicolas Sarkozy, battu par M. Hollande le 6 mai dernier, a créé la polémique cette semaine par ses critiques implicites de la politique de la France face à la Syrie.

Dans un communiqué commun avec le président du Conseil national syrien (principal organe de l'opposition), Abdel Basset Sayda, il a affirmé "la nécessité d'une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres" et évoqué "de grandes similitudes avec la crise libyenne", théâtre en 2011 d'une intervention militaire internationale dont la France avait été le fer de lance.

52% de Français se disent favorables à une intervention militaire des Nations unies en Syrie, mais une plus nette majorité, 61%, se disent hostiles à un engagement militaire de la France dans ce pays, selon un sondage rendu public samedi.

En revanche le retrait français d'Afghanistan est plébiscité par 75% des Français, selon un autre sondage.

Franck Bouzet, le 88e soldat français mort en Afghanistan avait été tué mardi dans un accrochage avec les insurgés en Kapisa, alors que Paris est engagé dans un retrait total d'ici à la fin de l'année de ses troupes "combattantes".

Le président français a réaffirmé samedi que la mission des forces françaises était achevée. "Nous avions un but, un seul: permettre aux Afghans de prendre souverainement en charge leur propre destinée. Cette mission est aujourd'hui accomplie", a-t-il dit.

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