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Le colistier de Romney défend une vision "radicale" de l'économie (équipe Obama)

11/08/2012 10:04 EDT | Actualisé 11/10/2012 05:12 EDT

Paul Ryan, le colistier choisi samedi par le candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney, défend une vision "radicale" et "mauvaise" de l'économie qui conduirait à répéter des erreurs "catastrophiques", a dénoncé l'équipe de campagne de Barack Obama.

"Comme membre du Congrès, Ryan a approuvé les politiques économiques imprudentes de (George W.) Bush qui ont conduit à faire exploser notre déficit et ont ruiné notre économie", a assuré Jim Messina, qui dirige l'équipe de campagne du président démocrate sortant, dans un communiqué.

"En nommant Paul Ryan (comme colistier), Mitt Romney a choisi un élu influent de la Chambre des représentants qui partage sa conviction dans une mauvaise théorie économique: elle consiste à croire que de nouvelles exemptions fiscales pour les plus riches, qui grèveront le budget, associées à la mise en place d'un fardeau plus lourd sur les épaules des classes moyennes et des plus âgés, permettront d'une manière ou d'une autre d'avoir une économie plus forte", souligne M. Messina.

Présentant Paul Ryan comme "l'architecte du budget radical présenté par les républicains à la Chambre", il pointe également son soutien au plan Romney qui prévoit des exemptions fiscales pour les millionnaires ou des coupes dans le budget fédéral de l'éducation.

Le projet de budget défendu par Paul Ryan aboutirait également à la fin du système de protection sociale pour les plus âgés Medicare, avance aussi M. Messina.

"Le ticket Romney-Ryan nous ramènerait en arrière en nous faisant répéter les mêmes erreurs catastrophiques", conclut-il.

Les critiques du camp Obama n'ont pas empêché le vice-président Joe Biden de féliciter Paul Ryan par téléphone en lui "souhaitant la bienvenue dans la course", a ensuite annoncé l'équipe de campagne démocrate.

"Le vice-président a conseillé au représentant Paul Ryan de profiter de la journée avec sa famille et lui a fait part de sa hâte d'échanger avec lui sur les choix que devront faire les électeurs" le 6 novembre, a ajouté le camp Obama.

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