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JO-2012/handball - La Suède sort d'hibernation

11/08/2012 06:23 EDT | Actualisé 11/10/2012 05:12 EDT

La Suède, qui fut longtemps la terreur du handball mondial, a traversé une longue période glaciaire avant de disputer sa quatrième finale olympique face à la France dimanche à Londres.

Avant que le bleu ne devienne tendance, la couleur à la mode était le jaune, porté par une équipe qui a longtemps vampirisé les titres et la gloire en remportant quatre titres de champion du monde (1954, 1958, 1990, 1999).

La bascule a opéré en 2001 lorsque la France a battu la Suède en finale du Championnat du monde à Paris, "le début du déclin suédois et de la nouvelle aventure française", résume le sélectionneur français Claude Onesta.

Les Scandinaves ont encore trouvé la force de remporter le Championnat d'Europe l'année suivante sur leur sol, avant de tomber dans une profonde crevasse après le départ d'une génération en or mais usée jusqu'à la corde.

L'âge de glace a duré une éternité, neuf ans exactement, pendant lesquels ils n'ont même pas réussi à se qualifier pour les Jeux d'Athènes et de Pékin, un traumatisme pour une nation aussi portée sur le handball.

La Suède a refait surface lors du Championnat du monde 2011 qu'elle a organisé chez elle. Profitant de l'élan pour fédérer des joueurs, talentueux mais parfois individualistes, elle y a retrouvé le dernier carré d'un grand tournoi pour la première fois depuis 2002, battue par la France en demi-finale.

Sa victoire mercredi à Londres sur le voisin et favori danois, confirmée vendredi face à la Hongrie, montre que la Suède est bel et bien de retour.

Ce sera sa quatrième finale olympique après un triplé aussi beau que maudit en 1992, 1996 et 2000, où l'équipe emmenée alors par Staffan Olsson et Ola Lindgren avait à chaque fois buté sur la dernière marche.

Olsson et Lindgren sont aujourd'hui les deux entraîneurs de la nouvelle Suède, un clin d'oeil cocasse et l'occasion pour eux de briser la malédiction en remportant une première médaille d'or olympique.

"Je crois en cette équipe et en son destin. Elle a la rage de vaincre", dit Olsson qui porte toujours ses éternels cheveux longs.

"Ce serait une belle histoire", convient le capitaine français Jérôme Fernandez, féru d'histoire du sport et sensible aux belles épopées. Sauf que sur ce coup-là, il n'a "pas envie du tout de leur laisser la médaille d'or."

jk/jmt

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