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JO-2012/basket - Le Team USA immense favori face à l'Espagne

11/08/2012 08:31 EDT | Actualisé 11/10/2012 05:12 EDT

Il y a quatre ans à Pékin, l'Espagne avait poussé les basketteurs américains dans leurs derniers retranchements mais n'aura aucune chance dimanche (14h00 GMT) en finale du tournoi olympique si elle n'augmente pas sensiblement son niveau de jeu.

C'est la finale espérée entre la meilleure équipe d'Europe et la meilleure équipe du monde mais le chemin pour y arriver a moins fait rêver.

Comme prévu, les Etats-Unis ont, hormis une petite frayeur face à la Lituanie, consciencieusement démoli leur sept adversaires, battant au passage le record de points (156) contre le Nigeria et s'offrant, grâce à LeBron James, leur premier "triple-double" à des JO, histoire d'égayer la quinzaine.

L'Espagne, en revanche, a galéré comme jamais lors d'un parcours entaché par une défaite pas vraiment contestée contre le Brésil au premier tour, histoire d'éviter les Etats-Unis. France et Russie en ont fait les frais.

Le calcul s'est avéré payant mais a soulevé de nombreuses critiques dans la presse mondiale qui estime que l'Espagne, double championne d'Europe, argentée à Pékin et dorée au Mondial-2006, n'avait pas besoin de ça.

La finale espérée aura donc lieu et réanime le souvenir de ce soir de grâce il y a quatre ans à Pékin, où la Roja, flamboyante, avait menacé le Team USA jusque dans les dernières minutes avant de s'avouer vaincue 118-107, comme lors de la première finale olympique entre les deux pays, en 1984 (95-65).

Si les hommes ont peu changé, si les frères Gasol, Navarro, Rudy Fernandez et Calderon (forfait pour la finale en 2008) sont toujours les hommes de base, les Espagnols apparaissent nettement moins fringuants cette année.

Côté américain en revanche, on respire la santé ce qui n'est pas étonnant avec douze joueurs interchangeables qui se partagent équitablement le temps de jeu (maximum: 24 minutes pour Chris Paul).

Kobe Bryant s'est réveillé de mauvaise humeur ? Pas grave, Kevin Durant prend le relais. "Durantula" fatigue ? Aucun souci, Carmelo Anthony intervient. Et quand rien ne marche, il y a toujours LeBron James pour régler ça, comme en demi-finale lors de son dunk tonitruant et fondateur sur l'Argentin Delfino.

"Il y a tellement d'options que je suis content de ne pas avoir à entraîner cette équipe", se marre la vedette du Miami Heat.

Soulagé par son premier titre de champion NBA, LeBron James constitue à lui seul une raison de désespérer pour l'adversaire. "C'est le meilleur joueur au monde actuellement", confirme l'entraîneur US Mike Krzyzewski au sujet de son homme à tout faire (12,5 points, 5,5 rebonds et 5,9 passes).

Avec un tel bison, "coach K" a pu traverser le tournoi en toute quiétude avec une équipe tellement au-dessus du lot qu'on parlait vendredi soir plus du transfert de Dwight Howard aux Lakers que de la qualification pour la finale.

Du coup, on voit mal comment cette équipe pourrait vraiment être dérangée dimanche sur quarante minutes.

"C'est possible de battre les Etats-Unis à condition de réussir le match parfait et qu'eux ne soient pas très inspirés", estime l'Argentin Manu Ginobili, tout en admettant que ça faisait quand-même beaucoup de conditions.

La conquête d'une quatorzième médaille d'or olympique paraît vraiment bien engagée, d'autant que Chris Paul l'annonce: "on est plus forts qu'en 2008."

jk/el

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