NOUVELLES

JO-2012 - VTT messieurs: Absalon désigne Schurter

11/08/2012 07:34 EDT | Actualisé 11/10/2012 05:12 EDT

Pour son dernier défi olympique, le Français Julien Absalon postule à un troisième titre, dimanche, mais désigne le Suisse Nino Schurter "grand favori" de la course de VTT (cross-country) des JO de Londres, sur le parcours de Hadleigh Farm, dans l'Essex.

"J'arrive décontracté", affirme Absalon, tout près de fêter (jeudi) son 32e anniversaire. "Je ne suis plus l'unique homme à battre comme en 2008."

Troisième aux JO de Pékin derrière les deux premiers Français, Julien Absalon et Jean-Christophe Péraud, Schurter (26 ans) a dominé l'olympiade avec le Tchèque Jaroslav Kulhavy (27 ans), champion du monde en titre. Sans surprise, puisqu'Absalon l'avait désigné favori pour l'or de Londres... dès sa descente du podium à Pékin.

"Kulhavy et moi, nous sommes en deuxième et troisième positions, ça permet de décharger la pression', s'amuse presque le Français, double champion olympique (Athènes 2004 et Pékin 2008), qui a toutefois soigneusement préparé son affaire pour réussir sur le circuit anglais, tracé dans les collines verdoyantes qui surplombent l'estuaire de la Tamise.

"Je travaille depuis trois ans en fonction des caractéristiques du parcours", dit le Vosgien en soulignant que le format raccourci de la course (entre 1h30 et 1h45 contre près de 2h15 à Athènes), et le parcours, artificiel et piégeux, l'ont amené à s'adapter.

"Il faudra être tout de suite devant pour éviter les chutes, prévoit-il. Il faudra aussi ne pas commettre de fautes. Sur ce genre de parcours, on atteint des vitesses assez élevées, donc la moindre erreur peut être fatale, autant pour le matériel que pour le physique."

"C'est un parcours très difficile avec peu de phases de récupération, et aussi très technique. Il vaut mieux le connaître par coeur. Dans beaucoup de zones, il faut y aller à l'aveugle, savoir exactement où on va mettre les roues et à quelle vitesse s'engager pour être le plus rapide", explique-t-il.

Absalon, dont l'une des forces tient en sa capacité à être présent le jour J, estime l'équipe suisse (Schurter, Vogel, Näf) supérieurement armée avec trois coureurs "capables de monter sur le podium".

"Je veux réussir la course parfaite", avance Schurter, vainqueur fin juillet à Val d'Isère (France) de la dernière manche et du classement final de la Coupe du monde.

"Nous avons tout mis en oeuvre depuis trois ans pour être prêts le jour J", appuie l'entraîneur national Beat Stirnemann. Le cyclisme suisse, malheureux pour Fabian Cancellara (chute dans la course sur route), croit en son étoile.

jm/ep

PLUS:afp