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JO-2012 - Athlétisme/marathon messieurs: énième match Kenya-Ethiopie

11/08/2012 12:14 EDT | Actualisé 11/10/2012 05:12 EDT

Le marathon masculin des jeux Olympiques de Londres, qui fera tomber dimanche le rideau sur le programme d'athlétisme, propose une fois encore un duel entre Ethiopiens et Kényans, les coureurs des hauts-plateaux occupant les 28 premières places au bilan de l'année.

Aux Jeux, l'Ethiopie mène quatre victoires à une chez les messieurs, le Kenya ayant finalement ouvert son palmarès en 2008 à Pékin avec le jeune Samuel Wanjiru, décédé en mai 2011.

Reste que les dirigeants de Nairobi n'ont peut-être pas fait un choix judicieux en laissant à la maison Patrick Makau, détenteur du record du monde (2h 03:38. en 2011). En revanche, Abel Karui, double champion du monde (2009, 2011), représente une assurance.

Pour sa part, l'Ethiopie présente Ayele Abshero, vainqueur en janvier à Dubai avec la meilleure performance mondiale (MPM, 2h 04:23.), Dino Sefir et Getu Feleke.

Depuis 1908, et la première des trois éditions des Jeux qui y ont été organisés, Londres et le marathon ont une longue histoire en commun. Il y a 104 ans, le départ avait été donné sous les fenêtres de la résidence royale de Windsor et l'arrivée jugée au stade de White City.

La distance était de 42,195 km, par la suite conservée comme référence métrique. Mais, c'est plus encore sur le plan humain, que le marathon londonien a fait l'histoire.

L'Italien Dorando Pietri, petit bonhomme à moustache, était entré en tête sur la cendrée du stade, sous les acclamations de quelque 80.000 spectateurs. Il lui restait un tour de 500 m à parcourir, qui se transforma en une "via crucis" de quelque dix minutes.

Détruit par les efforts et la chaleur de ce 24 août 1980, qui avait transformé la course en une épreuve à éliminations, l'Emilien, déshydraté, commença à vaciller dos à l'arrivée. S'effondrant, il parvint à se relever avec l'aide d'officiels, tomba encore trois fois, avant de passer la ligne d'arrivée. On le disqualifia.

Emu par l'épisode, la reine Alexandra offrit à l'infortuné athlète une coupe d'or, copie de celle remise au vainqueur américain, John Hayes.

Et cette défaite fit plus pour la gloire de Dorando Pietri que s'il avait gagné la médaille d'or.

asc/sg

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