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Charest promet de consacrer 200 millions $ par année à la réduction de la dette (PHOTOS)

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Jean Charest à Victoriaville, le samedi 11 août 2012. (Radio-Canada.ca)
Jean Charest à Victoriaville, le samedi 11 août 2012. (Radio-Canada.ca)

VICTORIAVILLE, Qc - Dans un hôtel de Victoriaville transformé en forteresse, le chef libéral Jean Charest a promis samedi de s'attaquer à la dette publique, discréditant au passage François Legault de la Coalition avenir Québec.

S'il est reporté au pouvoir, le gouvernement libéral versera 100 pour cent des revenus nets provenant des redevances minières au Fonds des générations, a annoncé M. Charest. Jusqu'ici, le gouvernement prévoyait plutôt réserver à la dette 25 pour cent des redevances au-delà d'un montant de 200 millions de dollars, soit environ 50 millions de dollars par année.

En clair, sur les 400 millions $ de redevances anticipées annuellement au cours des 10 prochaines années, 200 millions $ seront consacrés à la réduction du poids de la dette, a indiqué le chef du Parti libéral du Québec (PLQ).

Contrairement à la proposition caquiste, il s'agit d'un montant net et non d'une somme soumise aux variations de la péréquation, a précisé M. Charest.

Le chef libéral a pris cet engagement devant environ 350 jeunes libéraux réunis en assemblée à l'hôtel Le Victorin. En mai dernier, une manifestation contre la hausse des droits de scolarité avait tourné à l'émeute devant ce même établissement à l'occasion du congrès du PLQ.

Pour éviter une répétition des événements violents, plus d'une centaine de policiers de la Sûreté du Québec avaient été déployés afin de protéger un vaste périmètre de sécurité érigé autour du centre des congrès. Ne manquait que les manifestants. A 10 heures, il y en avait un. A 13h30, ils étaient tout au plus une douzaine. Il n'y a pas eu d'incident.

Sur une scène montée au centre de la salle du centre des congrès M. Charest a néanmoins invité les militants à se rappeler du dérapage violent survenu au même endroit le printemps dernier.

«Nous en avons vécu des choses, ici même à Victoriaville, à l'extérieur de cette salle, à quelques mètres. Des épisodes franchement tristes, des épisodes qu'on ne veut pas oublier, qu'il ne faut pas oublier parce qu'il faut que nous puissions au Québec faire face à ces situations avec beaucoup de lucidité», a déclaré le leader libéral qui a fait du maintien de l'ordre l'un des thèmes de sa campagne.

Applaudi à tout rompre par les jeunes libéraux, M. Charest s'est engagé à défendre bec et ongles la décision du gouvernement de hausser les droits de scolarité. Il en va de «l'avenir» de l'éducation, a-t-il soutenu.

Dans le débat sur les droits de scolarité, la chef du Parti québécois (PQ) Pauline Marois «n'a pas été à la hauteur», a noté M. Charest, accusant sa vis-à-vis péquiste d'avoir choisi «la rue» au lieu des intérêts supérieurs de la nation.

«Elle avait le choix entre l'avenir de nos institutions universitaires, l'avenir de l'éducation, l'avenir du Québec. Elle a choisi la rue, elle a choisi le mouvement de contestation, elle a choisi de porter le carré rouge, elle a choisi le court terme et l'opportunisme politique», a-t-il analysé.

Pour une deuxième journée d'affilée, M. Charest a réservé ses attaques les plus féroces pour François Legault, devenu manifestement sa principale cible. Il a en outre ridiculisé l'engagement du leader de la CAQ de réduire la dette publique avec les revenus tirés de l'exploitation pétrolière.

«Dans les cinq prochaines années, est-ce qu'on va tirer des revenus du pétrole au Québec? Je ne pense pas. Un chef de parti qui dit aux Québécois: je vais réduire la dette avec l'argent du pétrole, c'est comme le gars qui se présente chez son banquier avec un billet de la 6-49 pour payer son hypothèque», a-t-il illustré.

Plus tard en point de presse, M. Charest a reproché à son adversaire caquiste de «changer d'idée comme il change de chemise». Une constante toutefois, l'ancien ministre péquiste s'est défini comme un «gauchiste» pendant toute sa carrière politique, a-t-il relevé.

A ses yeux, l'homme n'est pas digne de confiance.

«On ne peut pas y faire confiance. Le même gars qui disait hier qu'il voterait non à un référendum avait dit aussi qu'il était en faveur du dossier du chrysotile (amiante) mais il a changé d'idée aujourd'hui. Qu'est-ce qu'il l'empêche de changer d'idée aujourd'hui (...) Il vire à 180 degrés comme il vire à 180 degrés sur plein d'enjeux depuis le début de la campagne», a argué le leader du PLQ.

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