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Grève du métro à Buenos Aires: le maire et la présidente se renvoient la balle

11/08/2012 09:53 EDT | Actualisé 11/10/2012 05:12 EDT

BUENOS AIRES, Argentine - Il n'y avait toujours pas de solution en vue samedi pour mettre fin à la grève qui paralyse depuis une semaine le métro de Buenos Aires, où un million d'usagers sont pris en otage par une querelle de pouvoir entre la présidente argentine, Cristina Fernandez, et le maire de la capitale, Mauricio Macri.

Le débrayage a commencé le 3 août après que les employés du métro eurent réclamé une augmentation salariale de 28 pour cent afin de rattraper l'inflation. Le problème vient du fait que les politiciens n'arrivent même pas à s'entendre sur qui dirige le système de transport en commun et d'où devrait venir l'argent nécessaire à son fonctionnement.

Le gouvernement argentin a tenté de transférer la direction du métro à la ville en janvier, mais M. Macri n'a pas voulu accepter cette responsabilité et a reproché à Mme Fernandez d'avoir failli à sa promesse d'assumer les frais d'exploitation du système pendant un an. La présidente a refusé de reprendre le contrôle du service et a accusé le maire de manquer de leadership.

Samedi, Mauricio Macri a déclaré que la grève ne prendrait fin que lorsque Cristina Fernandez jugerait qu'elle a fait suffisamment de dégâts. De son côté, le ministre des Transports, Florencio Randazzo, a affirmé sur les ondes de Radio El Mundo que l'entêtement du maire causait du tort aux usagers.

Les six lignes de métro de Buenos Aires ont été privatisées en 1991 et le personnel est officiellement à l'emploi du concessionnaire privé Metrovias, mais les tarifs et les salaires sont déterminés par le gouvernement et les rails comme les trains sont des biens publics.

Cela fait des années que le système est déficitaire et seules les généreuses subventions du gouvernement lui ont permis de continuer à fonctionner.

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