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De jeunes Québécois ont un avant-goût de leur rêve olympique à Londres

11/08/2012 09:04 EDT | Actualisé 11/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - Ils sont propulsés au centre du rêve olympique qu'ils caressent, en attendant espèrent-ils de le vivre eux-mêmes pour vrai. C'est comme si on leur avait donné accès à un parc d'attraction, mais qu'on leur interdisait d'utiliser les manèges. Aux Jeux de Londres, ils ont les yeux grands ouverts et tentent de tout assimiler. Ce sont les partenaires d'entraînement des athlètes canadiens dans les sports de combat.

Marc-André Bergeron, Pascal Laganière et Christopher Iliesco sont méconnus pour le moment, mais ça pourrait bien changer d'ici aux Jeux de Rio, au Brésil, en 2016. Ils représentent trois des meilleurs espoirs du Canada en taekwondo.

À Londres, les trois athlètes de Québec ont eu pour tâche d'aider les taekwondoïstes québécois Karine Sergerie, François Coulombe-Fortier et Sébastien Michaud dans leur préparation finale. L'entraîneur canadien Alain Bernier leur a aussi demandé d'être des éponges et de s'imprégner de l'atmosphère olympique.

«C'est quasiment vivre un rêve ce qu'on fait présentement, affirme Pascal Laganière, qui est âgé de 18 ans. C'est d'être témoin d'un rêve, en y participant un peu à notre façon, le plus qu'on peut.»

Il y a quatre ans, à Pékin, le poids lourd François Coulombe-Fortier avait eu un avant-goût de l'expérience olympique, en étant le partenaire d'entraînement de Sébastien Michaud. Quatre ans plus tard, à 27 ans, Coulombe-Fortier s'est présenté à Londres en sachant davantage ce qui l'attendait, à titre d'olympien.

«Nous sommes ici pour absorber toute l'information, prendre le pouls de la compétition, reprend Bergeron, 21 ans, qui aspire à succéder à Coulombe-Fortier chez les lourds en 2016. C'est sûr que j'ai Rio dans ma mire. D'être à Londres pour les Jeux, ça nous donne à tous de la motivation additionnelle pour travailler plus fort à notre retour à la maison.»

Les partenaires d'entraînement ne demeurent pas au village des athlètes, mais dans une résidence universitaire. N'empêche, ils disent être traités aux petits oignons.

«On s'offre du bon temps, mais on prend notre tâche avec les athlètes très au sérieux», souligne Bergeron.

Ils ont accès aux sites d'entraînement, évidemment, et de compétition. Ils peuvent épier tous les athlètes en coulisses. Au Centre ExCel, site de la compétition, ils peuvent même manger avec eux.

«Nous vivons une expérience unique, dit Iliesco, 23 ans. Nous faisons partie du groupe. Nous voyons les athlètes olympiques s'échauffer avant leur combat ainsi que leurs réactions après. Nous vivons presque la même chose qu'eux, la pression en moins. C'est plus facile pour nous dans ce contexte moins stressant de mieux saisir ce qui se passe tout autour.»

Dans d'autres disciplines, comme le judo et la lutte, on peut également faire appel à des partenaires d'entraînement aux JO. En lutte libre, le Franco-Ontarien David Tremblay a eu la chance d'être secondé par son frère Noël, qui souhaite lui aussi devenir un olympien à part entière dans quatre ans.

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