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Une ligne ferroviaire pourrait être construite entre le Québec et le Labrador

10/08/2012 08:07 EDT | Actualisé 10/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le Canadien National (TSX:CNR) entend collaborer à une étude de faisabilité sur un projet de ligne ferroviaire à l'intention des producteurs de minerai de fer à la frontière entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador.

Le plus important transporteur ferroviaire au Canada a annoncé vendredi qu'il se consacrerait avec plusieurs sociétés minières et la Caisse de dépôt et placement du Québec à cette étude sur le projet de construction d'une ligne ferroviaire et d'un terminal de manutention, dont le coût pourrait atteindre 5 milliards $, selon les analystes.

Les sociétés minières participantes sont Labrador Iron Mines Holdings (TSX:LIM), Cliffs Natural Resources (NYSE:CLF), une importante multinationale productrice de minerai de fer, de même que New Millennium Iron (TSX:NML), Cap-Ex Ventures (TSXV:CEV) et Alderon Iron Ore (TSX:ADV).

«Le CN collaborera étroitement avec les sociétés minières du groupe et avec la Caisse afin de déterminer la meilleure conception et le moment opportun de développer une infrastructure ferroviaire pour exploiter le potentiel de production de minerai de fer de la Fosse du Labrador dans le Nord du Québec et le Labrador», a affirmé le président-directeur général du CN, Claude Mongeau.

Rod Cooper, président et chef de la direction de Labrador Iron Mines Holdings, a indiqué dans un communiqué distinct que le terminal de manutention au port de Sept-îles complémenterait le nouveau quai dont la construction est projetée.

Dans le Plan Nord du gouvernement du Québec, il est envisagé que le CN et la Caisse construisent une ligne ferroviaire entre Sept-îles et Labrador Mining Trough, une source croissante de minerai de fer.

Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale, a affirmé que le projet ne serait probablement pas opérationnel avant 2017-2018, mais qu'il pourrait valoir d'importants revenus au CN. La société ferroviaire pourrait générer de 1,5 milliard $ à 2 milliards $ de revenus annuels, en plus se son total actuel de près de 10 milliards $, a-t-il estimé.

Le CN présentera dans les prochains jours une demande à l'Agence canadienne d'évaluation environnementale en vue d'obtenir les permis nécessaires au projet. L'étude de faisabilité pourra ainsi être entreprise, de même que les consultations nécessaires auprès de toutes les parties intéressées, dont les Premières nations.

À la Bourse de Toronto, vendredi, les actions du CN ont clôturé à 89,76 $, en hausse de 56 cents.

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