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Syrie: les USA blâment le Hezbollah libanais pour son soutien à Assad

10/08/2012 10:43 EDT | Actualisé 10/10/2012 05:12 EDT

Le ministère du Trésor américain a blâmé vendredi le Hezbollah libanais, déjà classé comme organisation terroriste aux Etats-Unis, pour son "rôle central" dans la répression menée par le régime de Bachar al-Assad en Syrie.

Les Etats-Unis veulent "mettre en lumière les activités du Hezbollah en Syrie et son rôle central dans les violences continues que le régime d'Assad inflige au peuple syrien", indique ce communiqué qui ne fait mention d'aucune nouvelle sanction contre les autorités syriennes.

Vendredi, un responsable du département d'Etat américain a affirmé que les Etats-Unis s'apprêtaient "dans les jours à venir" à étoffer le régime de sanctions qui frappent les autorités en Syrie.

Dans son communiqué, le Trésor américain accuse le Hezbollah, organisation liée à l'Iran, de "fournir de l'entraînement, des conseils et du soutien logistique" au gouvernement syrien pour l'aider à réprimer le soulèvement qui secoue le pays depuis mars 2011.

Selon le Trésor, le mouvement chiite dirigé par le cheikh Hassan Nasrallah a "facilité" la formation des forces gouvernementales syriennes par les Gardiens de la révolution iraniens et a également joué un "rôle substantiel" dans l'expulsion d'opposants syriens.

"Le soutien appuyé du Hezbollah au gouvernement syrien (...) illustre la vraie nature de cette organisation terroriste et son rôle déstabilisateur dans la région", a commenté David S. Cohen, un responsable du Trésor, cité dans le communiqué.

Principale force du gouvernement au Liban, le Hezbollah figure sur la liste noire des organisations terroristes aux Etats-Unis depuis octobre 2001.

Mi-juillet, les Etats-Unis avaient renforcé leurs sanctions contre le régime de Bachar al-Assad en allongeant le nombre de personnes physiques et morales syriennes figurant sur leurs listes noires.

Vingt-huit ministres et le président de la banque centrale, ainsi que six entreprises, sont désormais visées par Washington.

Le 23 juillet, l'Union européenne avait par ailleurs décidé de renforcer ses sanctions contre le pouvoir en Syrie et les contrôles de l'embargo sur les armes qu'elle a décrété en mai 2011.

Sur le terrain en Syrie, les insurgés se sont retirés jeudi du principal quartier qu'ils contrôlaient à Alep, deuxième ville du pays, à l'issue d'une âpre bataille avec les forces gouvernementales.

Près de 17 mois après le début du soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad, les violences en Syrie ont fait plus de 21.000 morts à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une organisation basée en Grande-Bretagne.

jt/bdx

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