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«Mercenaire» américain arrêté au Venezuela: l'homme est un ex-marine, dit Chavez

10/08/2012 07:59 EDT | Actualisé 10/10/2012 05:12 EDT

CARACAS, Venezuela - Le président du Venezuela a affirmé vendredi que les autorités interrogeaient un Américain soupçonné d'être un «mercenaire», qui comploterait pour déstabiliser le pays dans l'éventualité d'une défaite de l'opposition à l'élection présidentielle du mois d'octobre.

Hugo Chavez a déclaré devant les journalistes que pendant l'interrogatoire, l'homme avait admis être un ex-marine de l'armée américaine.

«L'homme a reçu un entraînement militaire et il refuse de donner des informations. Ce seul fait est suspect», a dit M. Chavez à la télévision.

Le président n'a pas précisé l'identité de l'homme et n'a pas donné de détails sur les accusations que les autorités vénézuéliennes pourraient porter contre lui.

M. Chavez a précisé que l'homme avait été arrêté à la frontière entre le Venezuela et la Colombie, alors qu'il tentait d'entrer en territoire vénézuélien dans un autocar de nuit. L'Américain est entré au Venezuela illégalement, a-t-il dit.

L'homme a été arrêté le 4 août, avait annoncé le président jeudi soir, en précisant qu'il détenait un passeport américain avec des tampons d'entrée et de sortie de plusieurs pays, dont l'Irak, l'Afghanistan et la Libye.

Un responsable du département d'État américain a déclaré, sous le couvert de l'anonymat, que le gouvernement américain n'avait pas été informé officiellement de l'arrestation par les autorités vénézuéliennes.

Hugo Chavez a aussi laissé entendre, sans fournir de preuves, que l'Américain pourrait avoir été recruté par des opposants du gouvernement vénézuélien pour provoquer de violentes manifestations si le candidat de l'opposition, Henrique Capriles, perd l'élection présidentielle du 7 octobre.

Un député de l'opposition, Pedro Pablo Alcantara, s'est moqué des allégations du président. Il a accusé le gouvernement d'encourager les violences contre ses adversaires tout en soutenant des groupes qui ont attaqué des manifestations de l'opposition.

«C'est le président qui fait la promotion de la violence», a-t-il affirmé.

Au cours de la dernière décennie, Hugo Chavez a plusieurs fois accusé le gouvernement américain de comploter contre lui, sans jamais fournir de preuves.

L'ambassade des États-Unis à Caracas n'a plus d'ambassadeur depuis juillet 2010. M. Chavez a rejeté le candidat proposé par les États-Unis, Larry Palmer, en l'accusant d'avoir fait des remarques irrespectueuses au sujet de son gouvernement. Washington a réagi en révoquant le visa de l'ambassadeur du Venezuela.

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