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Les Etats-Unis vont annoncer de nouvelles sanctions contre la Syrie

10/08/2012 10:35 EDT | Actualisé 10/10/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis vont annoncer dans les jours prochains de nouvelles sanctions contre le régime du président syrien Bachar El Assad et ses soutiens, a déclaré vendredi à Accra (Ghana) un responsable du Département d'Etat.

"Une des principales formes de pression sont les sanctions économiques, qui dans les jours à venir ou à très court terme vont encore se renforcer avec des sanctions additionnelles (contre) à la fois des institutions syriennes et ceux qui soutiennent l'action du régime syrien pour opprimer son propre peuple", a indiqué ce responsable en marge de la visite de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton au Ghana.

Mme Clinton assiste dans ce pays d'Afrique de l'Ouest aux funérailles de l'ancien président ghanéen John Atta Mills.

Après ce séjour au Ghana, Hillary Clinton devait se rendre brièvement au Bénin avant de gagner Istanbul, en Turquie, pour des discussions sur la situation en Syrie.

Elle devrait annoncer, en plus des nouvelles sanctions, une aide humanitaire additionnelle de 5,5 millions de dollars destinée à ceux qui fuient les combats en Syrie, a indiqué un autre responsable américain.

Barack Obama a approuvé début août l'octroi de 12 millions de dollars d'aide humanitaire supplémentaires pour soutenir les Syriens qui doivent faire face aux "atrocités horribles" du président Bachar al-Assad.

Avec cette rallonge, ce sont au total 76 millions de dollars de nourriture, d'eau, de médicaments, de vêtements ou de kits d'hygiène qui ont été apportés à 1,5 million de personnes en Syrie, a précisé la Maison Blanche.

Depuis des mois, Washington appelle à une "transition" en Syrie et la défection cette semaine du Premier ministre syrien Riad Hijab renforce le sentiment que le régime s'émiette un peu plus.

"Nous pouvons commencer à discuter et commencer à planifier pour la suite, après la chute du régime", avait déclaré mardi la secrétaire d'Etat Hillary Clinton en Afrique du Sud. Elle a dit vouloir "veiller à ce que les institutions (syriennes) restent intactes".

Vendredi, l'Algérien Lakhdar Brahimi, le successeur pressenti de Kofi Annan pour devenir le médiateur international en Syrie, a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à s'unir.

"Le Conseil de sécurité de l'ONU et les Etats de la région doivent s'unir pour permettre une transition politique dès que possible", a indiqué l'ancien ministre des Affaires étrangères algérien dans un communiqué commun du groupe des "Elders" (anciens), qui réunit des personnalités oeuvrant au règlement des conflits dans le monde.

Depuis le début de la crise syrienne il y a 17 mois, la Russie et la Chine ont opposé leur véto à trois résolutions à l'ONU proposées par les pays occidentaux et menacant Damas de sanctions. Moscou et Pékin soulignent que cela pourrait conduire à une intervention militaire similaire à celle de 2011 en Libye qui avait abouti à un changement de régime.

"Après les vétos sur ces résolutions, nous avons dit clairement que nous nous dirigions vers un soutien à l'opposition syrienne", a indiqué le responsable du Département d'Etat qui avait parlé des sanctions renforcées.

"Nous ne savons pas quand le jour d'après viendra, mais c'est notre conviction intime que la communauté internationale doit se préparer a soutenir les Syriens eux-mêmes", a-t-il dit.

Non seulement la Turquie accueille plus de 45.000 réfugiés syriens dans plusieurs camps le long de ses provinces méridionales avec la Syrie, mais elle fournit aussi un refuge provisoire à des membres des forces rebelles combattant le régime Assad.

Londres a de son côté annoncé vendredi une intensification des contacts avec les rebelles syriens et la fourniture d'une aide de 5 millions de livres (6,3 millions d'euros) en équipements, notamment des gilets pare-balles et des moyens de communication, à l'exclusion d'armes.

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