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Les avocats d'Armstrong demandent qu'on bloque les accusations de l'USADA

10/08/2012 10:15 EDT | Actualisé 10/10/2012 05:12 EDT

AUSTIN, États-Unis - Un juge fédéral américain avait de dures questions pour les officiels antidopage, vendredi, dans une audience sur l'équité des efforts pour prouver que Lance Armstrong, un septuple gagant du Tour de France, a eu recours à des produits interdits.

Le juge de district Sam Sparks a demandé aux avocats du cycliste pourquoi la cour fédérale devrait s'immiscer dans un processus d'arbitrage déjà mis en place pour s'occuper de cas de dopages dans le sport.

Au fil de deux heures et demie, Sparks a critiqué l'agence antidopage américaine, l'USADA, sur la nature vague des accusations, se demandant si Armstrong aurait une vraie chance de se défendre, lui qu'on accuse d'avoir triché pendant toute sa carrière.

Sparks a demandé aux officiels de l'USADA pourquoi ils ne remettent pas leurs preuves à l'Union cycliste internationale (UCI), qui tente depuis quelques jours de prendre l'affaire en charge.

L'agence accuse Armstrong d'avoir utilisé des substances interdites pour remporter le Tour de France de 1999 à 2005, et d'avoir instauré un programme de dopage dans ses équipes.

Si Armstrong était trouvé coupable, il pourrait être banni à vie du cyclisme et perdre ses titres.

Armstrong, qui nie s'être dopé, demande aux tribunaux fédéraux de bloquer l'USADA. Il fait valoir que le processus d'arbitrage de l'agence, et les règles concernant les preuves, vont à l'encontre de son droit constitutionnel à des procédures appropriées.

Sparks n'a pas considéré de preuves et n'a pas offert de jugement. Il a donné aux avocats une semaine de plus pour déposer des documents, et a laissé entendre qu'il en arriverait à un jugement avant le 23 août, date limite imposée par l'agence à Armstrong pour ou bien aller en arbitrage, ou bien accepter des sanctions.

Armstrong et l'UCI prétendent que cette dernière organisation devrait avoir juridiction, car les accusations incluent des preuves envoyées en premier à USA Cycling, qui est sanctionnée par l'UCI, et qui incluent des tests faits par l'UCI en 2009 et 2010.

Les officiels de l'USADA disent que les règles de l'UCI, comme celles du comité olympique américain et de l'Agence mondiale antidopage, donnent juridiction aux Américains..

Sparks a noté que les arbitres peuvent déterminer qui a jurisdiction, et qu'Armstrong pourrait en appeler au Tribunal arbitral du sport, basé en Suisse.

Les officiels américains disent pouvoir compter sur les témoignages de possiblement jusqu'à 10 anciens coéquipiers et associés d'Armstrong. Ils avancent aussi l'existence de tests sanguins de 2009 et 2010 qui, selon eux, donnent toutes les indications d'un athlète dopé.

Armstrong, qui n'était pas à l'audience, dit avoir réussi plus de 500 tests antidopage. Il s'est retiré des compétitions en 2011.

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