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L'Egypte arrête six "terroristes" présumés après l'attaque dans le Sinaï

10/08/2012 05:28 EDT | Actualisé 10/10/2012 05:12 EDT

L'armée égyptienne poursuivait vendredi une opération d'envergure dans le Sinaï après l'attaque qui a coûté la vie à 16 gardes-frontière, arrêtant six "terroristes" présumés.

Les "six éléments terroristes" ont été appréhendés "lors de patrouilles conjointes (de l'armée et) de la police dans le cadre de la poursuite des descentes contre les foyers de criminels dans le gouvernorat du Nord-Sinaï", a rapporté une source militaire citée par l'agence officielle Mena.

Une source de sécurité a de son côté affirmé à l'AFP que les six hommes, arrêtés tôt vendredi, étaient connus pour être des fondamentalistes et étaient soupçonnés d'appartenir à un groupe jihadiste.

L'armée égyptienne --faiblement présente dans le Sinaï conformément aux accords de paix avec Israël prévoyant la démilitarisation de ce secteur--, s'est déployée dans la péninsule avec l'accord de l'Etat hébreu pour mater les attaques de groupes extrémistes, après celle qui a tué 16 gardes-frontière égyptiens dimanche.

Toutefois, dans la nuit de jeudi à vendredi, des inconnus ont tiré sur un barrage près de la ville d'Al-Arich, sans faire de blessés, selon une source de sécurité.

Les opérations "se poursuivront dans les jours à venir, jusqu'à finir de nettoyer le Sinaï du terrorisme et des hors-la-loi", a dit une source de sécurité citée par Mena, en assurant du "succès" des campagnes des deux derniers jours avec des frappes contre des "foyers de criminels".

Dans la matinée de vendredi, le calme régnait à Al-Arich et ses environs, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans la ville, où des véhicules blindés ont pris position, un char de l'armée était positionné derrière des sacs de sable peints aux couleurs du drapeau égyptien et sur lesquels était écrit "la victoire ou la mort".

Un responsable militaire avait affirmé que 20 activistes avaient été tués dans des frappes menées mercredi à l'aube par des hélicoptères de l'armée dans le village de Toumah, dans le nord du Sinaï.

Mais plusieurs résidents de Toumah, interrogés par l'AFP, ont démenti cette version.

"Nous n'avons rien vu. Il y avait 45 blindés et véhicules de la police et deux hélicoptères avec eux, ils ont tiré deux roquettes mais elles n'ont rien touché", a ainsi affirmé Abou Mohammed.

Des chefs de tribus bédouines ont promis leur aide aux autorités lors d'une réunion jeudi soir avec le ministre de l'Intérieur à Al-Arich, mais ils ont aussi demandé à voir les corps des 20 activistes qui auraient été tués.

"Nous leur demandons de nous présenter les corps, juste un ou deux corps, pour que nous soyons convaincus", a déclaré Eid Abou Marzouka, l'un des Bédouins qui a participé à la réunion.

L'Egypte a par ailleurs décidé de rouvrir dans un seul sens le terminal de Rafah, fermé après l'attaque, pour permettre aux Palestiniens se trouvant sur son territoire de regagner la bande de Gaza, a indiqué la télévision d'Etat, en précisant qu'il s'agissait d'une ouverture "exceptionnelle".

se-iba/sbh

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