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JO-2012 - L'objet du jour: le pistolet du starter

10/08/2012 06:11 EDT | Actualisé 10/10/2012 05:12 EDT

Feu, le pistolet du starter: à Londres, le célèbre objet dont les semonces libéraient les athlètes au départ des courses n'est plus qu'un pétaradant souvenir, remplacé par un bang électronique relayé dans les hauts parleurs du stade olympique.

Tradition oblige, ce bang, néanmoins, reproduit fidèlement le bruit du pistolet.

Cette évolution technologique n'est pas que gratuite et ce nouveau pistolet a un réel avantage pour l'athlétisme, puisqu'il met enfin tous les sprinteurs à égalité.

Avec les vrais pistolets, les coureurs placés au plus près du juge chargé d'appuyer sur la gâchette étaient en effet favorisés, les études démontrant qu'ils pouvaient entendre le +top départ+ un peu plus tôt et donc bénéficier d'un temps de réaction plus court.

Ces nouveaux "starters", conçus et fabriqués par la marque suisse Omega, la même que celle chargée du chronométrage des épreuves des Jeux, ont été utilisés pour la première fois lors des Jeux d'hiver, à Vancouver en 2010.

Loin du standard habituel de la crosse et du canon, ce nouveau +pistolet+ ressemble en fait plus à un étonnant mélange d'agrafeuse géante et de scanner à code barre utilisé en caisse dans les grands magasins.

Mais le juge chargé du départ procède toutefois exactement comme avant, pressant le bouton pour libérer les concurrents et ainsi déclencher le chronomètre.

Adieu donc au bon vieux pistolet qui transformait une journée d'athlétisme en concours de tirs. Ces armes tiraient à blanc depuis toujours, et dégageaient une fumée parfois incommodante pour les acteurs de l'événement. Rien de tout cela désormais.

Les sprinteurs, censés mieux entendre le "bang", ont donc encore moins de raison de réaliser un faux départ, éliminatoire. Un faux départ est considéré comme tel si l'athlète s'élance moins de 100/1000e de seconde après le bang, ou a fortiori avant.

fbr/ol/ep

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